L'AUTEUR - MEREMPTAH

Autoportrait à la marionette Meremptah

 

Armé d'un olympus E-510, fidèle filet d'images, je capture, au gré de mes envies et des possibilités, instants de vie et tableaux naturels. Pas de sujets de prédilection, si ce n'est le beau, l'incongrus, l'intéressant : paysages, portraits, urbanisme, animalier, macros, photos de nuit, (presque) tout passe au travers de mon œil numérique sous commandement de mon œil biologique.

Photographe amateur, désireux de progresser et de faire partager à tous mon travail, ainsi que de recevoir critiques et avis éclairés, j'aime également écrire, de courts textes, dont j'ai posté ici quelques aperçus.

- 2 yeux 1 plume par Meremptah -
Alias de Yann BOUVIER

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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 10:02

 

Et voilà. La France est "dégradée". Mais quelles conséquences pour le paysage politique français ? Voilà une question qui mérite d'être posée.


 Triple A AAA perte Standard and Poors France 13 janvier 2012

13 janvier 2012 - La France voit fondre son AAA, "trésor national" selon le gouvernement.

 

 

  Intéressons nous donc aux conséquences électorales d'une telle nouvelle. Il ne s'agit pas d'être partisan, ne désirant pas afficher ostensiblement, ici, mes opinions politiques. Mais simplement de livrer un sentiment personnel, une vision sur ce que cette information sur-médiatisée dessine comme perspectives au vu des échéances du printemps 2012.

 

Le prochain président, donc, se prénommera François. Hollande ou Bayrou, avec Marine le Pen comme arbitre de l'issue du scrutin.


 

Sarkozy fatigué dépité usé 2012

      Nicolas Sarkozy - Un président qui peine à réveiller l'animal politique qui sommeille en lui, en cette année électorale.

 

 

En effet, il me semble que le Président sortant est disqualifié avant même de se lancer véritablement dans la bataille. Lui-même confiait, il y a quelques mois, à son entourage : "si on perd le AAA, on est morts". Le décès est acté. Nicolas Sarkozy n'arrive pas à adopter une ligne cohérente, limpide, lisible par les Français. Il apparait de plus en plus à l'opinion publique, de droite comme de gauche, que le Président navigue à vue, au gré des événements. Sarkozy ne bénéficie plus, aujourd'hui, de cette image d’animal politique, de fin stratège qui l'a porté au pouvoir il y a 5 ans. Sa stratégie, justement, était pour l'échénace à venir la suivante : mettre en place deux plans de rigueur "légers" afin de ne pas braquer l'électorat populaire, tout en repoussant le spectre d'une perte du AAA avant les élections présidentielles. Echec. Il avait aussi assis ses possibilités de réélection sur une bataille fratricide au P.S. durant et après les primaires. Nouvel échec. Nouvelle preuve que la Président n'est plus le visionnaire implacable de 2007.


Caricature Sarkozy AAA Triple A Cap

Pour beaucoup d'analystes, le Président n'a pas de cap lisible depuis la perte actée du Triple A.

 

 

Le charme s'est totalement rompu, s’il existait encore, hier soir entre lui et ses réserves électorales, qui continuaient pourtant à voir en lui le garde fou d'un laxisme budgétaire pouvant conduire le pays au bord du gouffre. Car, et cela est désormais internationalement acté, le gouffre est tout proche. Et le dernier chauffeur du bus France était Nicolas Sarkozy. Il aura bien du mal à essuyer cette tâche, à mon sens indélébile, même si l'objectivité est de reconnaitre que la dette actuelle est héritée d'années d'alternances politique.


      Hollande 13 janvier 2012 victoire

François Hollande, un candidat PS qui ne peut plus se voir opposé l'argument d'une rigeur nécessaire et ne pouvant être garantie que par l'UMP au pouvoir.

 

 

A qui profitera le crime, dès lors ? Aux candidats qui se posent en rupture avec le "système". Les "petits" sont aussi disqualifiés. Beaucoup de Français vont aspirer à se choisir un véritable capitaine, aux épaules suffisamment larges. Exit, donc, les Joly, Boutin, Villepin, Poutou, Lepage, etc. Je ne vois que Mélanchon, par son discours résolument marxiste, pouvoir dépasser le seuil des 5%. En fait, ceux qui à coup sûr profiteront de cette dégradation et du contexte à venir sont François Bayrou et Marine le Pen. François Hollande, quant à lui, devrait se stabiliser à son niveau actuel dans l'opinion, voire reculer légèrement, peut-être pour flirter avec les 20-23 % au premier tour. Les électeurs désirant le retour de la gauche au pouvoir ont déjà leur vote en tête en n'en changeront pas. Le spectre de 2002 rode encore. Voilà pour le PS.


 Marine le Pen

Marine le Pen peut capitaliser sur l'euroscepticisme ambiant.

 

Marine le Pen va grimper encore. L'opinion est derrière elle, plus que jamais. 30% des Français partagent désormais l'opinion développée par son parti. Le parti de son père. Chiffre auquel on pourrait ajouter les Frontistes sympathisants non-assumés, toujours nombreux. Son positionnement anti "Euro", même s'il peut être considéré comme dangereux, séduira nombre de Français rendus inquiets par la crise de la dette souveraine liée à une monnaie unique trop forte, pénalisant les exportations, et surtout à une banque centrale européenne indécise, et incapable de s'engager comme prêteuse en dernier ressort.


 François Bayrou peut croire en 2012.

François Bayrou peut croire en 2012.

 

Mais c'est surtout François Bayrou qui risque de capitaliser sur la perte du AAA. Il a achevé sa mue. Flash back vers 2007. A cette époque, il apparaissait comme opportuniste, un centriste par défaut et véritable libéral dans l'âme, eu égard à ses participations aux gouvernements Balladur puis Juppé. D'aucun pensait que l'élection passée, il se rangerait du côté du vainqueur. Et puis, qu'il était moralisateur, jurant qu'il fallait adopter une rigueur budgétaire importante au risque de plonger dans une crise insoluble ! 5 années ont passées. Sa prédiction s'est réalisée : il pourra sans peine s'appuyer dessus, au son d'un "si j'avais été élu, en serions nous là" ? Et il sera difficile de le contredire, à l'heure de l'Internet sauvegardant la trace de tous ses arguments de la dernière campagne.


 

 
En janvier 2007, François Bayrou faisait de la dette sa priorité absolue, en cas d'élection. Ce positionnement, peu compatible avec l'idée de lendemains qui chantent, lui a couté la victoire. 2012 change la donne.

De plus, il a fait le choix de la traversée du désert et, ça y est : pour les Français, il est véritablement devenu centriste. Ni de droite ni de gauche. Il a déjà beau jeu de taper sur ses principaux rivaux : "la perte du triple AAA est la conséquence des politiques laxistes des gouvernements successifs de droite comme de gauche", assène-t-il déjà. Voilà une stratégie qui pourrait faire mouche. Même si lui-même a participé activement, et de nombreuses années durant, à ces gouvernements qu'il critique aujourd'hui. Car sa disparition du paysage politique ces 5 dernières années, durant lesquelles il a échappé à la tentation de rapprochement vis-à-vis du PS ou de l'UMP, a fini de lui donner l'image de l'OVNI. Et, par là même, la possibilité d'incarner un changement, une rupture. Et d'opérer, par son positionnement, une "Union Nationale" dépassant les clivages des Partis. Voilà toute la ligne qu'il adoptera désormais. Ligne payante.


 Les dynamiques électorales pour 2012.

Les dynamiques électorales pour 2012.

 

En définitive, au printemps prochain, le 21 avril à l'envers semble, à mon avis, acté. La question porte, finalement, sur la configuration du second tour et sur la place de Marine le Pen au moment décisif. Si elle passe l'écueil du premier tour, le prochain président sera son adversaire : François Hollande, plus certainement, voire François Bayrou, s'il parvient à capter la dynamique et le champ qui s'offrent à lui. Mais j'en viens à imaginer un Deuxième tour entre les deux François. Dans ce cas de figure-ci, Bayrou partirait logiquement favori. C'est là tout le bénéfice du centre, qui rend ardu la capacité d'accéder au tour décisif, tout en étant un gage de victoire en cas de tête à tête, quel que soit l'adversaire.


 Bayrou Hollande François président 2012

L'un de ces deux François devrait devenir le 7ème président de la Vème République.

 

 

 Ce sera donc un François... Pour ma part, je voterais sûrement pour celui de Gauche. Précision qui n'a pour seule utilité que de nourrir l'esprit critique des lecteurs que vous êtes, tout en réaffirmant mon désir, à l'écriture de ce texte, de livrer une analyse détachée de opinions partisannes, seulement fondée sur les dynamiques actuelles et à venir.

 

Et puis, cette "analyse" n'engage que moi !

 

Meremptah.

 

 

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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 09:54

 

Le jeu de la vie n'a pas pour théâtre le coeur.

 Ni pour arêne l'intérieur de nos crânes.

 Il a juste les branches de nos poumons pour aire de jeux.

Car, et c'est une chose des plus communes, la vie pousse son cri,

son premier cri, au moment où nos branches intérieures

 s'emplissent d'air frais, ou vicié, c'est selon.

Ils s'emplissent, et le jeu commence.


C'est à celui qui, des pleins poumons ou des poumons vides, l'emportera.

L'air entre, s'insufle, s'immice, pénètre, gonfle d'existence nos ballons de baudruche.

 Et voilà qu'en sens contraire, cet air, au final, s'extirpe, s'échappe, s'enfuie,

 après deux secondes comme après trois minutes passées au fond d'un grand bassin.

 


Ce jeu entre le plein et le vide, le plein jamais ne peut le gagner.

 Il ne peut, en intervenant fréquemment, que retarder l'échéance.

 Car il sait au fond que les dés sont pipés.

 

 

 

Et que l'air du cri de vie, au final, ne peut que s'expirer.


 

5 décembre 2011 - A Lui

 

 

http://www.supergelule.fr/images2010/hopital.jpg

 

 

 

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Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 18:46

Milles choses à faire, à penser, à dire, et le temps qui file. Mais l'Internet, lui, ignore le temps, et ce qui n'y est plus animé s'y fige. Il était donc temps, à titre personnel tout du moins, de donner du contenu neuf à ce site, en continuant la série londonienne par la publication de ces deux photographies présentant deux rives de la Tamise se faisant face.

 

L'une déjà éternelle, la City, toute de verre vétue et abritant, outre les ouragans de la finance, les vestiges de la Tour de Londres.

 

L'autre, en devenir, aujourd'hui ballafre et demain joyaux.


City Londres HDR Tour

La City et la Tour de Londres

 

 

Londres Tamise Noir et Blanc

La Tamise du côté de London Bridge 

 

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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 10:10

 

A force de publier photographies et billets musicaux, on aurait tendance à rebaptiser le présent site "2yeuxet1oreille". Il était donc temps de réveiller sa plume. Voici les deux premières parties de ma courte nouvelle, intitulée "Te voilà qui dors", suivie d'un lien vers l'intégralité du texte au cas où les lignes à venir vous mettraient en appetit. Bonne lecture !

 

 

*   *   *

 

TE voilà qui dors

 

            Te voilà qui dors. Garce, tu ne m’aimais plus ! Tes paupières jointes, ta peau pâle, tout évoque ce que tu es désormais. Une carcasse abjecte. Un être sans vie, sans souffle, sans amour. Je te hais !

            Je te hais autant que je t’ai désirée, pourchassée, voulue, aimée. Ah, ça, oui je t’ai aimée ! Et toi, ne le nie pas : tu m’as aimé, hein ?!  Dis-le ! Avoue ! Pourquoi ne puis-je plus te réveiller… ? Je suis là, immobile, à tes côtés. Le choc a été rude. Chambre 336 : clap de fin sur nos amours, dans un décor baroque à souhait. 

 

*   *   *

 

            Tout n’avait pourtant pas si mal débuté. Tu te souviens ? Tu venais de perdre brutalement ton premier mari, un type maladivement jaloux, cependant plus porté sur le calva que sur tes formes affolantes. Pauvre type.

On ne peut pas dire que la tristesse t’ait longtemps abattue, pas vrai ? Ah, tu l’as vite rompu ton deuil ! Et ton abstinence avec… Ces nuits furent sauvages, bestiales, ne laissant aucune place au romantisme sucré et suranné. Seule l’envie nous animait. Ton odeur était sur moi. Elle seule est restée quand tu t’es enfuie, sans prévenir, après t’être repue de mon corps.

Et me voilà perdu, errant à ta recherche. Le manque était terrible. Le manque de toi, de tes mystères, de ta violence. Je crois bien qu’en une semaine à peine, tu m’avais ferré. Et cet hameçon qui m’arrachait la bouche et tout le reste, cet hameçon cruel qui me lacérait de ton souvenir, je devais te le rapporter, tu comprends ?

 

*   *   *

  Cliquez ici pour lire la nouvelle en INTEGRALITE

 

 

 

 

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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 18:45

       

        L'été est là. Saison de farniente pour certains, de nonchalance pour tous, affectés par le poids d'une chaleur ensuquante... Saison, aussi, des lecteurs, sinon des assidus, au moins des occasionnels qui, comme l'illustrent chaque année les bilans des éditeurs français, choisissent généralement ce moment durant lequel la Terre cherche à flirter avec le Soleil pour choisir LE livre de leur année. Mais lequel pour 2011 ? 

 

Le Passage Justin Cronin Roman 

 "LE PASSAGE" de Justin CRONIN

 

 

          Un livre sympa à lire, distrayant, c'est monnaie plus que courante. Un livre agréable, et de plus intelligement construit, c'est un peu plus rare, quoiqu'il en existe des dizaines qui remplissent lors de chaque rentrée littéraire les rayons de vos librairies favorites. Mais un livre haletant, source d'addiction délicieuse, imaginatif, percutant ET extrêmement intelligent, ça, il faut bien l'avouer, c'est à la littérature ce que les cheveux sont au crâne de Barthez... un graal.

 

         Et ce graal, que nous avons tous connus, avec des livres divers (car, il faut le confesser, le présent billet est bouffi de subjectivité), je viens de le dévorer comme certains - dont j'ai honteusement et avidement fait partie, je ne peux que le reconnaitre - ont dévoré Harry Potter. A la différence près que si le plaisir à la découverte de l'intrigue est ici équivalent, voire supérieur, il se couple dans le cas présent à une navigation gourmande dans les flots ciselés d'une écriture maitrisée, digne des plus grands - et souvent ennuyants - littérateurs anglo-saxons des siècles derniers, de Conan Doyle pour la tension à Edgar Allan Poe pour la noirceur...

 

      Son titre ? "The Passage", par Justin Cronin, premier volume dantesque (près de 1000 pages) d'une trilogie à venir (le second volume, "The Twelve", devrait paraitre à l'été 2012 selon les derniers tweets de l'auteur, et le troisième, intitulé "The City of Mirrors ", en 2014). Il est paru en mars 2011 en France, aux éditions Robert Laffont : si sa "carrière" démarre tout juste - et timidement - dans l'hexagone, il est devenu en quelques mois à peine un véritable best-seller outre-Atlantique et outre-manche, bénéficiant en première de couverture de l'enviable bandeau "New York Times Bestseller". De plus, selon ce même New York Times, les droits cinématographiques du "Passage" auraient déjà été acquis par la Fox pour 1,75 million de dollars.

 

        Une littérature de qualité, bénéficiant d'un accueil critique unanime, que même les stations Esso texanes vendent comme des 22 long rifles au pays de l'Oncle Sam... Mais-de-quoi-qu'est-ce-que-ça-discute-donc ?

 

The Passage Justin Cronin

 "THE PASSAGE" de Justin Cronin, édition originale

 

       

        A lire les différentes chroniques - par hasard presque toutes identiques - présentes sur la toile à propos de ce succulent pavé, il s'agirait d'une histoire de Vampires. "Arrgggghhh !" vous vois-je grimacer. "Toute cette première partie dithyrambique pour ça ? Un nouveau roman sirupeux et insipide, un nouveau Twilight ? Quel manque d'imagination !". Je puis vous rassurer (même si le constat suivant me parait inquiétant) : il n'en est rien ! Le rédacteur de ce résumé-à-la-va-vite n'a, à mon sens, jamais plongé dans Le Passage.

 

        Il s'agit d'un roman fantastique, subdivisé en deux parties : un avant et un après "apocalypse" virale. Pour les connaisseurs, Le Passage s'inspire en partie d'I am Legend de Richard Matheson, paru en 1954... avec cependant un très grand nombre de différences à découvrir vous même, pour un thème renouvelé.

 

        Se pose dès lors l'épineuse question : comment vous donner envie de participer à l'élan consumériste propre à nos sociétés occidentales en allant tout de go acheter ce livre sans vous livrer des informations capitales qui vous priveraient de certaines découvertes à la lecture de ce fabuleux roman ? J'aurais pu renoncer à une tâche aussi ardue. Mais il est de mon devoir, oui, de mon devoir !, de le faire, et de vous prévenir : contentez vous de ce que vous lirez ci-dessous et, une fois l'objet de votre quête entre vos mains, ne cédez surtout pas à la tentation de plonger dans la quatrième de couverture. Car le seul reproche que je pourrais faire à l'ouvrage dont je me suis délecté avec plaisir n'est pas imputable à l'auteur, mais bien à l'éditeur français qui, en 15 lignes à peine, résume - trop - parfaitement toute la première partie du Passage, celle conduisant à l'apocalypse fondatrice du Pandémonium dans lequel évoluent, près de 100 années plus tard, de nouveaux personnages... et d'ancien(s).

 

Justin Cronin Portrait Writer Ecrivain

Justin Cronin - L'auteur inspiré du Passage

 

        Le "résumé" amorcé, complétons-le un peu, tout le parsemant de non-dits. Un virus tropical est découvert dans les années 2010 : transformé, adapté, il se pourrait qu'il devienne un remède à toutes les maladies. Pour le tester, des condamnés à mort sont "invités" à se porter volontaires. Mais le protocole donne naissance à des "viruls", 12, créatures monstrueuses, à la force et aux bonds prodigieux et qui, pour survivre, dévorent animaux et hommes, transformant certains d'entre eux en des semblables, pour ne pas dire des "esclaves". Et lorsqu'ils s'échappent, le chaos s'abat sur la Californie et l'ensemble des USA. Qu'en est-il du reste du monde ? Personne ne le sait.  

 

        En "parallèle" s'inscrit l'histoire de l'héroïne de la trilogie : la petite Amy, au début de vie tourmenté et au mutisme étrange. Ballotée par les choix d'adultes divers, elle se retrouve plongée au cœur du protocole scientifique, finalement semblable à une machination. A savoir simplement, sans trop en divulguer : cette même Amy, fil rouge et humain du Passage, qui en fait le sel et l'originalité, le lecteur la retrouve dans la deuxième partie de ce premier tome, soit près de 100 ans après l'évasion des viruls, dans une Amérique sombre et ravagée, où l'humanité n'a cependant pas totalement disparue.

 

        A dévorer d'urgence !


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