Armé d'un Pentax K5, fidèle filet d'images, je capture, au gré de mes envies et des possibilités, instants de vie et tableaux naturels. Pas de sujets de prédilection, si ce n'est le beau, l'incongrus, l'intéressant : paysages, portraits, urbanisme, animalier, macros, photos de nuit, (presque) tout passe au travers de mon œil numérique sous commandement de mon œil biologique.
Mais peu impartial lorsqu'il s'agit de défendre mes coups de coeur mélodiques, nombre de mes billets musicaux sont des billets de fan : celui d'un artiste onirique et simple, guitaristiquement monstrueux, -M- aka Matthieu Chedid, dont je suis l'actualité avec assiduité.
Il est des "monuments paradoxe" : l'Albert mémorial est de ceux-là.
Terminé définitivement en 1875, haut de près de 48 mètres, composé de 169 figures, situé en plein cœur de Londres (Quartier Kensington), il est présenté comme un monument placé sous l'égide de l'amour. Amour entre la reine Victoria et son prince consort, Albert, disparu en 1861, représenté en majesté au cœur de l'édifice.
Mais le mémorial est avant tout une construction idéologique, dont le but est de renforcer l'image de la suprématie britannique sur le reste du monde. Paradoxal, alors que les années 1870 marquent l'apogée Victorienne, et donc l'amorce d'un lent mais certain déclin.
Il n'empêche : l'Albert mémorial éclaire l'histoire anglaise, et le ciel de Londres, de sa charge mémorielle. Le symbole d'une époque lumineuse, où partout les rayons du soleil couchant caressaient une terre britannique.
~ 2 yeux1plume ~