Il est des paysages qui marquent une enfance, une vie. Des vallons berceaux, des pâturages eternels, des collines chantantes et joueuses, des villages figés dans les mémoires. Salèlles fait partie de ceux-là.
Salèlles en Aveyron
Marcel Pagnol avait La Treille, en Provence, village accroché au Garlaban. Salèlles est ma Treille, ma Treille éternelle. Et ma Bastide Neuve porte pour nom le "Gazillou".
Un village d'estive, transfiguré à l'arrivée des nombreuses familles qui l'ont pris pour repère. En contrebas, le Tarn danse et appelle les enfants à se faufiler dans ses méandres.
Le triptyque sacré : caravane, salle des fêtes et gite à Salèlles.
Salèlles d'hiver semble bien morne à côté. Et pourtant ça et là des touches de couleurs et des percées de lumière égayent un paysage si familier, connu dans tous ses recoins, et dont la vue des versants réveille d'anciennes douleurs dans les cuisses et les mollets.
Les pierres aussi sont là, qui rappellent la douceur des premiers amours qu'elles ont su abriter, et abritent les souvenirs d'êtres perdus de vue depuis trop longtemps.
Vue de la ferme de Salèlles depuis le cimetière.
Salèlles et mon jardin. Notre jardin.
~ 2 yeux1plume ~