Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

L'AUTEUR - MEREMPTAH

 

 

"Matthieu Chedid -M- par 2yeuxet1plume - Meremptah" alterne tant des billets scrutant l'actualité et les mystères de cet artiste guitariste (informations très souvent fournies par -M- lui-même ou ses équipes)  que des articles plus personnels : photographie, écriture, découvertes musicales, etc.

 

  Armé d'un Pentax K5, fidèle filet d'images, je capture par exemple, au gré de mes envies, instants de vie et tableaux naturels. Pas de sujets de prédilection, si ce n'est le beau, l'incongrus, l'intéressant.

 

Professeur d'Histoire Géographie, parolier SACEM, j'adresse un petit clin d''oeil à mes chers élèves de passage, anciens ou actuels : eh non, vos enseignants ne se morfondent pas, une fois les cours terminés, dans d'austères livres poussiéreux et barbants ... enfin, pas que !

 

 
~ 2 yeux 1 plume ~
Autour de Matthieu Chedid par Meremptah
 
 
 

CONTACTS ET RESEAUX SOCIAUX

________________________________________________

 

 

Nous envoyer un message privé

 

Contacter Autour de Matthieu Chedid 2yeuxet1plume

 

 

Notre page Facebook

 

Facebook Autour de Matthieu Chedid 2yeuxet1plume

 

 

Notre compte Twitter

 

Twitter 2yeuxet1plume Matthieu Chedid -M-

 

 

Abonnement RSS au site

 

RSS 2yeuxet1plume Matthieu Chedid -M-

 

 

/ / /

 RETOUR : Les 15 meilleurs comics de l'Âge sombre - Partie 1 [Introduction / 15 à 11]

EN AVANT : Les 15 meilleurs comics de l'Âge sombre - Partie 3 [Top 5]

 

 

Batman - Classement des 15 meilleurs comics  de l’âge sombre sur le Dark Knight par Meremptah

 

 

Suite de mon classement des 15 meilleurs comics de Batman du Modern âge.

 

 

 

 

La légende des signes utilisés dans les divers titres de cet article ainsi que la justification de mes choix se trouvent à la page précédente.

 

 

 

 

 

    10. RUN DE GRANT MORRISON (Long arc narratif)     

 

 

 

 

 

 

Run de Grant Morrison / Scenario : Grant Morrison / Dessin : Divers (Andy Kubert, Tony Daniel, Frank Quitely, etc.) /  Année de Parution : 2006-2011

 

 

Format originel : Run mené de 2006 à 2010 dans les mensuels Batman (#655 -#658 / #663-683 / #700-#702), Batman & Robin (#1 à #16), le mensuel spécial Batman: The Return of Bruce Wayne (#1 à #6) et dans Batman Incorporated Vol. 1 / Format le plus récent disponible en VF : Broché en 8 volumes chez Urban Comics de 252 p. à 296 p. chacun (Collection "Grant Morrison présente : Batman" en cours de publication).

 

 

 

  

 

 

 

SYNOPSIS :

 

Grant Morrison prend en charge la destinée du Batman dans une vaste épopée l'ammenant à revisiter son passé et à affronter de nouveaux ennemis, plus determinés que jamais, parmi lesquels le terriant Docteur Hurt et son organisation criminelle, le Gant Noir. Dans cet arc narratif au long cours, Batman va se découvrir un fils, revisiter son arbre généalogique, être confronté de très près à la mort, vaincre un Dieu, être projeté dans le passé, fonder une organisation internationale de lutte contre le crime, etc. Un Run mené tambour battant, inventif autant que faisant montre d'une inégalable culture batnamienne.

 

 

 

POURQUOI CE COMICS EST A LIRE (spoilers inside) :

 

Il n'est pas de top digne de ce nom sans présence d'un élément dérengeant, sujet à polémique, faisant figure d'intrus et source de publication de commentaires indignés voire outranciers, toujours appréciables pour le référencement d'un site. C'est donc tout naturellement que je me plie à cette règle de bienséance en classant un Run - comprenez un arc narratif d'une grande longueur dirigé par un unique scénariste, et débordant sur plusieurs publications distinctes - que d'aucun jugent obscur, terriblement difficile d'accès, ayant transporté le Batman en des contrées à la limite du fantastique, bien loin de ses habitudes contemporaines.

 

Impossible, par sa durée et ses très nombreux enjeux, de résumer et de commenter de façon exhaustive ce fameux Run, faisant les beaux jour de l'éditeur Urban Comics. Concentrons-nous dès lors sur quelques uns de ses atouts justifiant de sa présence au sein dudit classement.

 

L'audace. Voilà l'une des grandes forces d'un arc narratif dans lequel Grant Morrison, comme à son habitude, ne s'interdit rien. Dans Le fils du démon, publié en 1987 et signé Marc Barr, était évoqué la naissance d'un enfant né des amours fugaces du Batman et de Talia Al Ghul, abandonné par elle en fin de récit sans que Bruce Wayne n'en soit jamais informé. Piste depuis quasi abandonnée de tous. Piste pourtant convoquée magistralement tout au long du présent Run par Mister Morrison himself, afin de donner vie à un personnage tout d'abord largement décrié, mais aujourd'hui révéré de tous, à savoir le plus charistmatique des six Robin à qui il ait été donné de seconder le Chevalier Noir : j'ai nommé Damian Wayne, propre fils par le sang du Batman, colérique et insubordonné autant que talentueux et implacable, capable de rivaliser avec l'ensemble de ses prédecesseurs réunis et promis à succéder à son père. Les réactions suscitées dans la communauté des batfans par la toute récente destinée qui lui a été imposée (à découvrir dans les tomes 7 et 8 du Run tel que publié par Urban Comics - parution à venir en broché, et à déguster dès à présent au format presse) témoignent à elles seul esdu réel apport de cette création toute morrisonienne dans la continuité actuelle du Dark Knight.

 

 

 

 

 

 

Une fois les obstacles liés aux nombreuses référénces à la mythologie du Batman disséminées dans cet arc narratif dépassés, sa lecture s'en fait d'ailleurs délectable. Et toute la profondeur et la richesse du projet de Grant Morrison transparait. En particulier celui consistant à revisiter les origines de notre héros, à en faire non pas l'expression vengeresse d'un homme blessé, mais l'aboutissement intangible de la destinée d'une lignée tout autant que celle d'une cité.

 

Ce Run a aussi le don d'éveiller un désir singulier : celui de se plonger dans les histoires les plus kitchs du Chevalier noir, publiées dans les années 1950, 1960 ou 1970, et dans lesquelles Grant Morrison est allé puiser abondemment pour définir son Batman, celui né des fantasmes d'un scénariste biberonné aux récits de Bill Finger et consorts à l'époque du Comics Code Authority banissant toute forme de violence réaliste de ces publications destinées à un public adolescent. Des aventures colorées, extraterrestres, dans lesquelles le Dark Knight se fait surhumain, sympathique, ou rencontre à l'occasion ses alter-égo internationaux, les inattendus Batmen de tous les pays (le Français étant un mousquetaire et l'Italien un légionnaire, ndlr : est-ce à dire qu'au temps jadis, les militaires américains étaient soumis au port obligatoire d'un ridicule costume de chauve-souris ?).

 

Les bouleversements occasionés par ce récit, enfin, ayant ébranlé au temps de sa publication plus d'un lecteur assidu (ah, cette terrible planche de Final Crisis, scénarisé par Grant Morrison, dans laquelle Superman porte, accablé, le cadavre fumant de son noir allié), en font une publication marquante autant que percutante, au-delà ses réelles maladresses. Elle est de celles, rares, que j'apprécie relire régulièrement. Une présence nécessaire, en définitive, dans ce classement tout personnel.

 

 

 

LES FAIBLESSES DE L'OPUS :

 

De la patience et de la volonté : voilà ce dont vous devrez vous armer pour venir à bout de ce si long arc narratif. Rendez vous compte : il aura fallu à Urban Comics pas moins de 8 tomes d'environ 300 pages chacun afin d'en faire la publication exhaustive. Et encore : un Grant Morrison  présente Batman Tome 0 est paru en mai 2014 !

 

Mais ce qui sépare davantage le Run en question du grand public, c'est l'impératif besoin d'être relativement bien initié - quel doux euphémisme ! - en matière de culture batmanienne (autrement dit : avoir lu la quasi-totalité des récits présenté en page 3 du présent classement et disponibles en VF, ainsi que quelques récits antérieurs à l'âge moderne) afin de ne pas décrocher et - avant toute chose - de pouvoir comprendre l'histoire qui nous est proposée ici. Et encore...sans garantie aucune : combien de fans de la chauve-souris ne pipent mot à certains passages pour le moins emberlificotés du travail de Grant Morrison ?

 

C'est que l'homme est adepte des elipses obscures, des bonds dans le temps sans autre forme de procès ni d'explications, d'auto-réferences compréhensibles par lui seul (il s'est ainsi plusieurs fois épanché sur le fait qu'il avait introduit tel ou tel personnage dans l'univers du Batman non par réel intérêt scénaristique, mais parce qu'il s'était imaginé à son propos toute une histoire dans son propre esprit...qu'il ne publiera certainement jamais, ni ne partagera avec ses lecteurs bien aimés). Le passage sur Le Retour de Bruce Wayne, dans lequel notre héros est confronté à un monstre temporel acharné, est ainsi l'un des plus révélateurs de cette propension de Grant Morrison à écrire des histoires qui le contentent lui-même avant de contenter le lecteur : à dire vrai, j'ai beau le lire et le relire, beaucoup d'éléments qui y sont disséminés m'échappent encore, comme cette fin baclée et pour le moins incompréhensible.

 

Pourquoi faire une place à ce Run dans le présent Top, dès lors ? Pour quelques et nombreux moments savoureux, pris indépendamment les uns des autres. Pour quelques trouvailles culotées et désormains incontournables. Parce que je dois, ma foi, être un brin masochiste, qui sait.

 

C'est pourquoi à mon sens, tout admirateur de l'univers du Dark Knight doit avoir lu ce Run. Ce qui y est vraiment déplaisant, au fond, c'est, politiques et nécessités éditoriales obligent, la profusion de dessinateurs divers qui se sont succédés auprès du scénariste au crâne luisant : certains excellents mais d'autres... d'autres... !

 

 

 

 LA CITATION :

 

"Père ... je vous voyais plus grand"

Damian Wayne à Batman

 

 

 

 

    09. JOKER (One shot)     

 

 

 

 

 

 

 

Joker / Scenario : Brian Azzarello / Dessin : Lee Bermejo /  Année de Parution : 2008

 

 

Format originel : one shot/ Format le plus récent disponible en VF : Broché en un volume chez Urban Comics - 144 p. (publication antérieure chez Panini en 2009)

 

 

 

 

 

 

SYNOPSIS (Garanti sans spoiler !) :

 

 « Lorsque le Joker, le pire criminel de Gotham, ressort de l’Asile d’Arkham par la grande porte, il compte bien reprendre en main ses divers rackets, et restaurer son titre de "Clown Prince du Crime". Face à lui, les autres criminels de la ville maudite, mais également Batman, son protecteur, n’ont qu’à bien se tenir ! »

 

 

 

POURQUOI CE COMICS EST A LIRE (Spoilers inside) :

 

Le magnifique tracé de Lee Bermejo, auteur de Batman : Noël (#12 du présent classement) est à n'en pas douter l'un des atouts essentiels de ce récit : le Joker y apparait troublant de réalisme, c'est-à-dire effrayant, l'homme se discernant sous les cicatrices.

 

Vous avez dit cicatrices ? Comme le Joker interpété par Heath Ledger ? Hasard ? Personne ne peut le dire. Certains affirment qu'il s'agirait ici d'un récit prolongeant le fameux Dark Knight sorti sur nos écrans en 2008, donnant à voir ce qu'il adviendrait de la Némésis du Batman une fois libérée, de retour à Gotham. Les auteurs s'en défendent au contraire, convoquant le hasard pour justifier l'étrange ressemblance entre cette version papier et la désormais fameuse adaptation filmique tout droit sortie de l'imaginaire de Nolan.

 

Ces considérations mises de côté, le récit qui nous est proposé est de grande qualité. Centré sur le Joker, il a pour narrateur l'un de ses nouveaux bras droits, spectateur de la folie gouvernant son maitre - un procédé habile là où faire du Joker le narrateur n'aurait pu que difficilement rendre compte de son génial déséquilibre intérieur.

 

Le clown du crime est ici purement terrifiant, faisant montre d'une violence incroyable pour ne pas dire choquante. Les quelques regards camera qu'il adresse de temps à autre au lecteur parviennent - la force du dessin alliée à l'habileté du propos - à faire courrir sur nos nuques un frisson d'angoisse non feinte. Artifice inutile, gratuit ? En aucun cas. Car Brian Azzarello réussit à nous faire saisir, le temps d'un album, toute la complexité du Joker, la peur qu'il inspire tant à ses alliés qu'à ses adversaires, et l'étendue du chaos qu'il provoque et qui l'habite. Un must have de comic sombre et adulte.

 

 

 

LES FAIBLESSES DE L'OPUS :

 

 La présence très discrète du Batman dans cet album, sa publication récente ainsi que son caractère hors-continuité assumé - l'histoire se déroulant dans un univers parrallèle, dixit ses auteurs, son impact sur la continuité Gothamienne est absolument nul - n'en font pas encore un classique qui compte à propos du Dark Knight

 

 L'histoire présentée dans ces cases est linéaire, la seule tension installée ici reposant sur le narrateur, un certain Johnny Frost, et sur la question de son éventuelle survie aux côtés d'un mentor de la trempe du Joker (autant dire qu'il s'agit là d'un faux suspense). Cependant, elle demeure immersive et psychologiquement réussie, qualités rattrapant grandement l'apparente simplicité que d'aucun serait tenté de reprocher au script d'Azzarello.

 

 

 

LA CITATION :

 

"Vous voulez savoir ce que je vois ? Je vous vois vous. Une maladie"

 

Le narrateur (Jonnhy)

 

 

 

 

    08. JLA - LA TOUR DE BABEL (Mini-série)     

 

 

 

 

 

 

 

JLA : Tour de Babel / Scenario : Mark Waid / Dessin : Howard Porter /  Année de Parution : 2000

 

 

Format originel : Comics en 4 numéros (mensuels : JLA #43-46) / Format le plus récent disponible en VF : Broché en un volume chez Urban Comics - 144 p.

 

 

 

 

 

 

SYNOPSIS (Garanti sans spoiler !) :

 

  « Ra’s Al Ghul tente à nouveau d’attaquer Batman, cette fois-ci en s’en prenant à ses plus proches alliés : la Ligue de Justice. Défaits les uns après les autres, grâce à des armes et techniques de combat élaborées selon leurs faiblesses, le Démon savoure déjà sa victoire… Comment Ra’s a-t-il pu disposer d’informations aussi confidentielles ? La réponse à cette question pourrait bien détruire la Ligue pour de bon ! »

 

 

 

POURQUOI CE COMICS EST A LIRE (Spoilers inside) :

 

Le présent comics a non seulement bouleversé les rapports entretenus jusqu'alors par Batman et la Justice League of America, mais il a de plus permis de répondre à LA question existentielle que tout amateur de l'univers DC et du Batman en général s'est déjà posée : "Mais que vient donc faire un humain tout ce qu'il y a de plus ordinaire et nevrosé au beau milieu d'une extraordinaire équipée composée d'un surhomme extraterrestre et invincible, d'une amazone volante et terriblement puissante, d'un bolide se mouvant à la vitesse de la lumière, d'un martien télépathe aux pouvoirs multiples et dantesques, etc. ?"

 

Réponse : les guider, devenir leur éminent stratège, et, par là-même, l'un de leurs ennemis potentiels s'il venait à se retourner contre eux.

 

JLA - Tour de Babel s'apparente au départ, vous l'aurez compris, à un cadeau inespéré pour fans de la chauve-souris. S'appuyant sur cet arc narratif, celui-ci pourra sans l'ombre d'une hésitation répondre à l'un des afficionados de l'Homme d'Acier que non seulement Batman peut le vaincre à distance tout en sirotant un verre de martini sur une plage de Copa Cabana, mais qu'il est de la même façon capable de neutraliser tous les autres super-héros, si puissants soient-ils, et tout cela en l'espace de quelques petites minutes. Mazette ! 

 

Mais le script ne repose pas seulement sur cette grossière ficelle. Car jamais Batman ne s'attaque ici à ses alliés ! Seulement, précautionneux qu'il est, il ne pouvait en aucun cas ne pas avoir échaffaudé de plan concernant chacun de ses si spéciaux alliés, anticipant une éventuelle manipulation psychologique à leur encontre de la part d'un vilain mal intentionné. Et ne voila-t-il pas que l'un des propres ennemis du Dark Knight, Ra's Al Ghul, se met en tête de voler les dits plans et de les utiliser afin de neutraliser l'ensemble de la JLA, tout en faisant porter le chapeau à leur auteur initial ?

 

Au final, la JLA parvient bien entendu à s'extirper de ce bien mauvais pas, grâce à l'intervention salvatrice et nécessaire...de Batman lui-même ! Menace et sauveur à la fois, le voilà magnifié, fait relativement rare au sein d'une JLA dont il est souvent réduit au rôle de sombre conscience, absence de pouvoirs et lubie du réalisme scénaristique obligent. Les qualités et défauts de notre héros sont ici élevés au rang d'enjeu, creusant doublement le fossé originel existant entre le Batman et les autres justiciers. Fossé de nature (humain sans pouvoir/héros fantastiques). Et fossé de culture (justicier paranoïaque et précautionneux allant jusqu'à se prémunir par avance à l'encontre d'alliés s'estimant mutuellement et presque aveuglément dignes...de confiance). 

 

D'où une crise finale inévitable, à l'origine, pour partie, du vaste arc Infinite Crisis dans lequel l'ennemi n'est autre qu'un projet robotique et informatique destiné originellement à espionner humains et surhumains depuis l'espace, projet nommé Omac et signé...Batman. Un Batman depuis lors plus méfiant que jamais à l'encontre de ses "semblables", quelles que soient leurs intentions. Un récit qui marqua un tournant majeur l'approche du personnage, et dont l'écho reste à ce jour perceptible.

 

 

  

LES FAIBLESSES DE L'OPUS :

 

Si l'habileté de ce récit est de parvenir à mettre en lumière les psychologies des héros convoqués, au premier rang desquels Batman, il n'en demeure pas moins classique dans son déroulé, et classique quant à sa conclusion, attendue.  Pour autant, le fait d'y utiliser le Chevalier noir et sa complexité comme problématique centrale l'élève au rang de comics incontournable. Et la mise en valeur de ses capacités est si jouissive pour tout amateur de la chauve-souris que l'opus en question ne pouvait que figurer en bonne place dans le présent classement.

 

Le dessin, toutefois, reste grandement en retrait de celui proposé dans bon nombre d'autres récits de ce top. 

 

 

 

 LA CITATION :

 

"Superman ...  c'est moi qui vous ai fait ça !"

 

Batman à Superman

  

 

 

 

    07. SOMBRE REFLET (Mini-série)     

 

 

 

 

 

 

 

Sombre reflet (Dark mirror) / Scenario  : Scott Snyder / Dessin : Francesco Francavilla et Jock /  Année de Parution : 2011

 

 

Format originel : Comics en 10 numéros (mensuels : Detective Comics #871 à #881) / Format le plus récent disponible en VF : Broché en deux volumes chez Urban Comics - 144 p. et 176 p.

 

 

 

 

 

 

SYNOPSIS (Garanti sans spoiler !) :

 

 « Tandis que Batman enquête sur une étrange vente aux enchères dans le milieu de la pègre de Gotham, James Jr, le fils psychotique du Commissaire Gordon fait sa réapparition. Si ce dernier aimerait pouvoir faire à nouveau confiance à son fils, la personnalité trouble du jeune homme ravive cependant chez Gordon de douloureux souvenirsEt lorsque le Joker se joint à la danse, la tension monte d’un cran et vengeances et trahisons s’enchaînent à un rythme étouffant ! »

 

 

 

POURQUOI CE COMICS EST A LIRE (Spoilers inside) :

 

L’histoire de cet opus prend vie au cœur de l’arc couvert par Grant Morrison (cf. n° 10 de ce top). D’où une incarnation batmanienne originale : exit Bruce Wayne, alors en pleine aventure internationale et familiale Batman Inc., et bienvenue Dick Grayson ! L’ancien pupille du justicier milliardaire et premier Robin du nom endosse ici la panoplie du chevalier de la nuit, parvenant le tour de force, sous la plume de Scott Snyder (à l’origine de l’excellent arc de la Cour des Hiboux dans les New 52 de DC Comics), d’en remontrer à son névrosé de protecteur.

 

Ce faisant, le plus torturé des héros mis en scène par ce diptyque n’est autre que le commissaire Gordon, dans les affres familiales sont au cœur du présent synopsis. Et tandis que le joker est l’éternelle Némésis du Batman Wayne, Scott Snyder offre à l’apprentie chauve-souris Dick Grayson un ennemi intelligemment choisit en la personne de James Gordon, fils du commissaire et frère psychotique de Barbara, ex-Bat Girl désormais opérant en fauteuil roulant sous le pseudonyme d’Oracle.

 

Jugez plutôt. Tandis que l’ancien Batman incarnait l’ordre et le Joker le Chaos, le nouveau Batman est l’incarnation de l’égaré s’étant découvert une nouvelle famille d’une solidarité sans failles. A l’opposé du spectre, James Jr., dont la famille de sang est pleinement vivante à l’orée de ce récit, en est l’élément destructeur, ses actes et son retour y ravivant des plaies à même de la faire imploser. La famille : voilà bien le socle de ce Somble reflet, titre révélateur de l’opposition de caractères et de passifs tout juste décrite.

 

Le traitement de James Jr. est des plus réussis. Son personnage, entouré d’une aura de mystère et d’horreurs savamment mise en scène par des flash-backs récurrents, parvient à mettre le lecteur mal à l’aise plus d’une fois. Et nous nous muons invariablement en enquêteurs, tâchant en notre for intérieur de déterminer la culpabilité ou l’innocence du jeune déséquilibré quant à quelques crimes commis durant l’enfance de celui-ci.

 

L’ensemble forme dès lors un récit policier remarquable, sombre et psychologique, happant le lecteur pour ne plus le lâcher, sachant naviguer entre de nombreuses intrigues pour, dans un final grandiose, mieux les rejoindre et nous couper le souffle. Un véritable petit bijou d’originalité scénaristique, aussi bien que d’inventivité graphique !

 

 

 

LES FAIBLESSES DE L'OPUS :

 

 Si ce récit a aujourd’hui ma faveur incontestable, je dois confesser y avoir été un peu plus allergique de prime abord. La faute, en partie, à son intrigue introductrice, mettant en scène un méchant porteur d’un masque à gaz aussi effrayant et bienvenu qu’un bisounours dans une fête punk. Charge peut-être assassine, mais à la hauteur de la relative déception qui fut la mienne à l’ouverture du Tome 1 du présent récit. Quoi qu’il en soit, heureux d’avoir persévéré au-delà de cette initiale et courte déconvenue, tant la suite constitua pour moi un ravissement d’écriture et de suspens !

 

Le style graphique de Francesco Francavilla est quant à lui des plus déroutants, au-delà de découpages bien souvent surprenants. Il pourrait constituer un écueil pour grand nombre de lecteurs potentiels. Mais, la première impression passée, il comporte tant de subtilités et colle si bien à l’âme tourmentée du récit qu’il parait très vite naturel et terriblement efficace.

 

En d’autres termes, si cet arc narratif n’est pas exempt de faiblesses, celles-ci sont autant de raisons de satisfactions personnelles d’avoir su se plonger corps et âme dans son exploration intégrale ! A lire absolument !

 

 

 

 LA CITATION :

 

"Papa. J’ai assassiné une serveuse pendant que tu parlais à Barbara, et j’ai enfoncé sa tête dans la cuvette des toilettes... [...] Désolé. Je ne suis pas doué pour l’humour"

 

James Gordon Jr à son père, le commissaire Gordon

 

 

 

  

    06. IDENTITY CRISIS (Mini-série)     

 

 

 

 

 

 

 

JLA : Identity Crisis / Scenario : Brad Meltzer / Dessin : Rags Morales /  Année de Parution : 2004-2005

 

 

Format originel : Comics en 7 numéros (mensuels spéciaux) / Format le plus récent disponible en VF : Broché en un volume chez Urban Comics - 344 p.

 

 

 

 

 

 

SYNOPSIS (Garanti sans spoiler !) :

 

  « Sue Dibny la femme d’Extensiman, l’un des membres de la Ligue de Justice, a été assassinée. Le meurtrier a pu déjouer les systèmes de sécurité installés par les plus grands héros de la Terre. L’enquête menée par les justiciers va mettre à jour un complot au sein même de la Ligue et un terrible secret concernant leur traitement des super-vilains ! »

 

 

 

POURQUOI CE COMICS EST A LIRE (Spoilers inside) :

 

Grand succès commercial et public, la mini-série Identity Crisis revisite, sous couvert d’intrigue quasi-policière, le passé de La Justice League et l’impacte tant - Batman avec elle - que l’arc constitue un incontournable de la chronologie narrative autour du Dark Knight.

 

 Tout est savoureux dans le présent récit. Les dessins, signés Rags Morales, sonnent juste et rendent hommage aux looks old school des héros estampillés DC Comics. Quant au scénario, il manipule la continuité DC de façon fort habile, parvenant à la faire sienne et à la modifier irrémédiablement.

 

Quid du Dark Knight, dès lors ? C'est peu dire que sa propre histoire est ici marquée au fer rouge. Au coeur de l'intrigue, à l'initiative de son dénouement (comme bien souvent), il en ressort personnellement transformé, nourrissant une paranoïa grandissante envers ses amis et alliés de la Justice League, qui ont autrefois usé à son encontre de procédés peu éthiques ... Robin (Tim Drake) est lui même profondément blessé, prélude à un rapprochement inéluctable entre le pupille et le mentor, au-delà de ce à quoi nous avions été habitués jusqu'alors.

 

Le tour de force de ce récit, en définitive, est de parvenir, en moins de 300 pages, à impacter durablement la continuité globale de DC Comics - il s'agit de plus d'un prologue habile et incontournable à Infinite Crisis - mais aussi les ressorts psychologiques d'un grand nombre de personnages impliqués, et non des moindres. Jamais la Justice League n'était apparue si humaine, si friable. Ou quand les explosions de super-pouvoirs et d'armes en tous genre cèdent leur place à une tension larvée et un incroyable mystère sous-jacent... Une pépite, en ce sens !

 

 

 

LES FAIBLESSES DE L'OPUS :

 

 Il s'agit là d'un des premiers récits de l'univers DC que j'ai eu l'occasion de lire en intégralité et, autant le dire d'emblée ... en novice que j'étais, je fus rapidement noyé entre les nombreux personnages et les innombrables références à la continuité émaillant cet opus. J'étais passablement perdu.

 

Toutefois, quelques mois et lectures plus tard, l'histoire me parue on ne peut plus savoureuse et bien écrite ! A éviter si vous n'avez que trop peu d'expérience de l'univers DC ... mais à dévorer dès que vous aurez fait vos gammes avec quelques classiques made in DC !

 

 

 

  LA CITATION :

 

"Si tu veux un bon ennemi, prends un ami… il saura frapper où ça fait mal. "

 

Green Arrow

 

 

 

  RETOUR : Les 15 meilleurs comics de l'Âge sombre - Partie 1 [Introduction / 15 à 11]

 

 

 

 

 

 

 

2yeuxet1plume - Autour de Matthieu Chedid ~

 

    10. RUN DE GRANT MORRISON (Long arc narratif)      

 

 

Partager cette page

Repost 0
Billet écrit et publié par Meremptah - dans COMICS BATMAN

SUIVRE MATTHIEU CHEDID

 

 

LE SITE OFFICIEL DE MATTHIEU CHEDID

 

 

 

ARCHIVES AUTOUR DE MATTHIEU CHEDID

 

Articles Actualité Matthieu Chedid

 

 

PAGE FACEBOOK DE MATTHIEU CHEDID

 

Page Facebook Matthieu Chedid -M-

 

 

 

COMPTE TWITTER DE MATTHIEU CHEDID

 

Twitter -M- Matthieu Chedid

 

 

ABONNEZ-VOUS (NEWSLETTER)

________________________________________________

 

Pour être au fait de l'actualite de Matthieu Chedid -M- et ne passer à côté d'aucun des reportages, billets de concerts et reviews de 2yeuxet1plume ...

 

Pour découvrir les nouvelles paroles de chansons et photographies de Meremptah ...

 

Souscrivez à la newsletter du site !

 

VOS VISITES

________________________________________________

 

Compteur Global

 

Derniers Articles