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L'AUTEUR - MEREMPTAH

Meremptah et Matthieu Chedid

 

 

 

      Armé d'un Pentax K5, fidèle filet d'images, je capture, au gré de mes envies et des possibilités, instants de vie et tableaux naturels. Pas de sujets de prédilection, si ce n'est le beau, l'incongrus, l'intéressant : paysages, portraits, urbanisme, animalier, macros, photos de nuit, (presque) tout passe au travers de mon œil numérique sous commandement de mon œil biologique.


Photographe amateur, désireux de progresser et de faire partager à tous mon travail, ainsi que de recevoir critiques et avis éclairés, j'aime également écrire, de courts textes, dont j'ai posté ici quelques aperçus. Et inconditionnel de musique Pop, Rock, Rap et French Touch, batteur de formation, j'écris régulièrement quelques chroniques d'actualité musicale.

 

Mais peu impartial lorsqu'il s'agit de défendre mes coups de coeur mélodiques, nombre de mes billets musicaux sont des billets de fan : celui d'un artiste onirique et simple, guitaristiquement monstrueux, -M- aka Matthieu Chedid, dont je suis l'actualité avec assiduité.

 

Je suis aussi professeur d'Histoire Géographie en Haute-Garonne, actuellement affecté à Fontenilles. A mes élèves de passage, anciens et actuels : eh non, vos enseignants ne se morfondent pas, une fois les cours terminés, dans d'austères livres poussiéreux et barbants ... enfin, pas que !

- 2 yeux 1 plume par Meremptah -

 Alias de Yann Bouvier 
Pour 2yeuxet1plume (Autour de Matthieu Chedid)

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Poèmes

Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 17:36

Les fleurs fanées de décembre toujours renaissent.

 

 

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De même qu'une âme naturelle aime à remplacer les bulbes de ses tulipes fanées par d'autres, gorgés de vie, pourquoi s’acharner à tant désirer donner la vie alors que nous sommes nés pour mourir. Offrir le premier souffle c'est aussi tisser un fil qui mènera, inexorable, vers le dernier. C'est garantir à cet enfant que l'on aime soit de partir trop tôt, soit de vivre suffisamment longtemps pour crouler sous le poids d'un florilège de souffrances, de pleurs, de mal-être, de larmes, de déchirements, de pertes, de morts. Celles des autres. La sienne.

 

Pourrait-on même souhaiter cela à la pire des larves pourrissant nos existences ? Desquels, entre le poids des joies et des rires et le poids des cris, diriez-vous qu’il est le plus lourd ? Le plus marquant ? Oh, bien sur, la vie est émaillée de ces bons moments qui font que l’Homme peuple encore de nombreux rivages, qu’il s’y égare. L’Homme y trouve un opium de premier choix, qui le convainc, en l’entrainant vers des volutes d’amour, que sa présence compte. Qu’il a tout à gagner en laissant derrière lui un nouvel être, ou plusieurs. Qui eux-mêmes s’enivreront des vapeurs sentimentales. Pour, au final, envelopper ceux qui les ont aimés dans les nuages tragiques de l’absence. Si, d’ici là, ils n’y ont pas déjà perdu leur sel et leur raison.

 

Car, au final, nous sommes nés pour mourir. Et c’est dans l’acceptation de cette fatalité que le bonheur peut se trouver : car la mort n’est peut-être qu’un réveil. Et les fleurs fanées de décembre toujours renaissent, jursqu'à nous envelopper de leur amour.

 

 

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~  2 yeux1plume  ~

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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 10:17

 

 

Mes vallons berceaux

 

 

Les vallons bocagers qui sont sourds aux vents forts,

Où le vent monotone a si peu de mémoire,

Où ma mémoire se perd et s'oublient les désirs,

Ne désirent-ils pas la clameur de ces rives,

Ces rivages gonflés où les hommes se pressent ?

 

Je suis homme à ne fuir que les pauvres taudis

De misèr' qui font pauvres et crieurs les gosiers

Et où s'égosillaient les bradeurs de coco

Dont ma coco rêvait comme on espère une île.

Île prenant les traits des vallons bocagers.

 

 

 

 

Texte inédit

Février 2011 - Y.B.

Envoyé à l'association "Poésie en liberté" pour la session 2011 de son concours

 

 

 

~  2 yeux1plume  ~

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Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 10:42

 

Océan gris de solitude


 

 

Météorites tombées là,

Lasses d’errer aux vents cosmiques

Gisent entre de vains monolithes

Grisâtres cubes où l’on s’endort,

Que les enfants de Prométhée,

Titan et sculpteur d’hamadas,

Piquèrent aux flancs d’une vallée :

Morne horizon de démesure.

Là-bas des aiguilles se piquent

De percer le drap de coton

Voilant aux dieux l’odieux tableau,

L’artère béante de l’ennui.


 

 

3 février 2011 - Meremptah


 

 

 

~  2 yeux1plume  ~

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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 10:15

 

 

VARIATION SUR UN APHORISME GAINSBOURIEN

 

 

Maudite matrice aux illusions

Qui me fait espérer

En des ombres assassines

En un sombre venin

Plus furieux que ce monde

Fait de désespérance.

 

Bêtes atroces, infernales,

Obscurcissez ce jour

Où je fus fait fils d’Homme.

Que je demeure couché,

Tranquille,

Et me repose.

 

Qu’elle vienne à moi

La barque décharnée

Au capitaine dont les captifs

Demeurent en paix.

 

 

 

 

 

 

P.S. : Le narrateur n'est pas l'auteur, si cela peut rassurer.

 

~  2 yeux1plume  ~


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