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L'AUTEUR - MEREMPTAH

 

 

2yeuxet1plume / Autour de Matthieu Chedid -M- alterne tant des billets scrutant l'actualité et les mystères de cet artiste guitariste (informations très souvent fournies par -M- lui-même ou ses équipes)  que des articles plus personnels : photographie, écriture, découvertes musicales, etc.

 

  Armé d'un Pentax K5, fidèle filet d'images, je capture par exemple, au gré de mes envies, instants de vie et tableaux naturels. Pas de sujets de prédilection, si ce n'est le beau, l'incongrus, l'intéressant.

 

Professeur d'Histoire Géographie, parolier SACEM, j'adresse un petit clin d''oeil à mes chers élèves de passage, anciens ou actuels : eh non, vos enseignants ne se morfondent pas, une fois les cours terminés, dans d'austères livres poussiéreux et barbants ... enfin, pas que !

 

 
~ 2 yeux 1 plume ~
Autour de Matthieu Chedid par Meremptah
 
 
 

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- L'ensemble des droits d'auteur des textes publiés ci-dessous sont protégés -
 

J'écris quelques poèmes, à l'occasion, depuis une quinzaine d'années. Voici un aperçu, dans le désordre chronologique, de mes écrits sans prétention aucune, nourris de ces affres qui font le sel de bien des textes : l'amour et son pendant, la desespérance.

 

 

 

LES FLEURS FANEES DE DECEMBRE TOUJOURS RENAISSENT

 

De même qu'une âme naturelle aime à remplacer les bulbes de ses tulipes fanées par d'autres, gorgés de vie, pourquoi s’acharner à tant désirer donner la vie alors que nous sommes nés pour mourir.
 
Offrir le premier souffle c'est aussi tisser un fil qui mènera, inexorable, vers le dernier. C'est garantir à cet enfant que l'on aime soit de partir trop tôt, soit de vivre suffisamment longtemps pour crouler sous le poids d'un florilège de souffrances, de pleurs, de mal-être, de larmes, de déchirements, de pertes, de morts. Celles des autres. La sienne.
 
Pourrait-on même souhaiter cela à la pire des larves pourrissant nos existences ? Desquels, entre le poids des joies et des rires et le poids des cris, diriez-vous qu’il est le plus lourd ? Le plus marquant ?
 
Oh, bien sur, la vie est émaillée de ces bons moments qui font que l’Homme peuple encore de nombreux rivages, qu’il s’y égare. L’Homme y trouve un opium de premier choix, qui le convainc, en l’entrainant vers des volutes d’amour, que sa présence compte. Qu’il a tout à gagner en laissant derrière lui un nouvel être, ou plusieurs. Qui eux-mêmes s’enivreront des vapeurs sentimentales.
 
Pour, au final, envelopper ceux qui les ont aimés dans les nuages tragiques de l’absence. Si, d’ici là, ils n’y ont pas déjà perdu leur sel et leur raison.
 
Car, au terme, nous sommes nés pour mourir. Et c’est dans l’acceptation de cette fatalité que le bonheur peut se trouver : car la mort n’est peut-être qu’un réveil. Et les fleurs fanées de décembre toujours renaissent, jursqu'à nous envelopper de leur amour.

 

Mai 2012 - A une amie trop tôt partie

 

 

   *   *   *   

 
 

 

DERNIER DIALOGUE (POEME COLLEGIEN)
 
 
« Ne t’en va pas, maman, 
Vers cette contrée lointaine. 
Ne me laisse pas, 
Seul avec ma peine. 
Je veux encore te parler, 
Te voir et t’entendre. 
Pourquoi faut-il qu’à jamais 
Nous soyons séparés ? 
 
- Nous ne sommes séparés 
Que par les apparences. 
Il ne faut pas avoir peur… 
Je te parles du bout des yeux : 
Les mots, ça n’a plus d’importance. 
Même dans l’infini de Dieu, 
Je saurais t’entendre, tu pourras me parler : 
Je serais tout près, tout près. » 
 
 
1999 - A Elle
 
 
 
   *   *   *   
 

 

 

HERITAGE (POEME LYCEEN)

 

  

J’ai ce goût d’hier, j’ai cette passion en moi,

Ce torrent de folies, d’Hommes et de leurs peines.

Il déferle dans mes veines, causant autant d’émoi

Qu’il le faisait encore en délaissant les tiennes.

 

J’ai quelques souvenirs, fugaces, oubliés.

Pourrais-je jamais jurer qu’ils ne sont pas rêvés ?

Tu es pour moi cette femme, fragile, croisée,

Siégeant en souffrance au trône d’éternité.

 

Qu’ai-je donc encore de toi ? La vie. Cette vie

Que tu as fait éclore mais n’as pas vu fleurir.

Elle pousse, tordue, avide de tes cris,

Mais s’épanouit aussi dans l’éclat de tes rires.

 

Et elle est là, elle aussi, surgissant des brumes

Dont elle t’a parée, cruelle… Pourquoi-pas ?

Elle m’oppresse autant qu’elle t’as éloignée de moi.

Ce n’est pas ton parfum mais son air qui m’enfume.

 

2003 - A ma mère

 

 

 

 

 

   *   *   *   

 

 

LA CONDITION HUMAINE

 

 

Maudite matrice aux illusions

Qui me fait espérer

En des ombres assassines

En un sombre venin

Plus furieux que ce monde

Fait de désespérance.

 

Bêtes atroces, infernales,

Obscurcissez ce jour

Où je fus fait fils d’Homme.

Que je demeure couché,

Tranquille,

Et me repose.

 

Qu’elle vienne à moi

La barque décharnée

Au capitaine dont les captifs

Demeurent en paix.

 

Février 2011
 
 
 
*   *   *
 
 
DERNIER DIALOGUE (POEME COLLEGIEN)
 
 
« Ne t’en va pas, maman, 
Vers cette contrée lointaine. 
Ne me laisse pas, 
Seul avec ma peine. 
Je veux encore te parler, 
Te voir et t’entendre. 
Pourquoi faut-il qu’à jamais 
Nous soyons séparés ? 
 
- Nous ne sommes séparés 
Que par les apparences. 
Il ne faut pas avoir peur… 
Je te parles du bout des yeux : 
Les mots, ça n’a plus d’importance. 
Même dans l’infini de Dieu, 
Je saurais t’entendre, tu pourras me parler : 
Je serais tout près, tout près. » 
 
 
1999 - A Elle
 
 
 
*   *   *
 
 

MA LUMIERE 

 

Titubant, étourdit, sur ce morne chemin

Qu’avaient tracé pour moi les infâmes harpies,

Je m’enlisais en ombres et n’apercevais rien

Si ce n’est cet abîme où siégeait mon esprit.

  

N’espérant que l’aurore, je n’attendais que toi !

De ma noire fumée mon destin fut lavé,

Et mon bonheur dès lors me fait envier des rois,

Qui jalousent le jour où nos amours sont nées.

  

C’est le chant des oiseaux qui inonde mes jours,

A jamais contre moi c'est ta peau qui se glisse,

De l’écorce des troncs des pétales bondissent :

Voit ma triste vallée s’illuminant d’amour !

 

Sous tes pas impétueux notre torrent jaillit,

Ma déesse, ma Phoebus, tu envoles ma vie.

 

Février 2005

 

 

 

*   *   *

 

 

 

OCEAN GRIS DE SOLITUDE

 

 

Météorites tombées là,

Lasses d’errer aux vents cosmiques

Gisent entre de vains monolithes

Grisâtres cubes où l’on s’endort,

Que les enfants de Prométhée,

Titan et sculpteur d’hamadas,

Piquèrent aux flancs d’une vallée :

Morne horizon de démesure.

Là-bas des aiguilles se piquent

De percer le drap de coton

Voilant aux dieux l’odieux tableau,

L’artère béante de l’ennui.

 

3 février 2011 

 

 

*   *   *

 

 

LES SPECTRES EN SOCIETE

 
La main splendide des cupides
Hélas me cherche et là tâtonne :
Un doigt d’orgueil, majeur avide,
De l’ongle perce et défictionne
La toge blanche de Morphée,
Bouclier d’air et d’illusions,
Que des nains tendent et que des fées
Peignent de songes et dérisions.
 
Et sans bouger, et sans frémir,
Par son seul chant de convoitise
Elle menace mes vains désirs
De vins qui tout déshumanisent.
Et elle s’avance, reprend
Sa course, poussée là par cents
Puis milles fantômes, m’agrippe
Encore sans rien subir m’ar-
Rache à tout ce qui me crispe,
M’arrache au temps, m’arrache à moi.
 
Si je résiste, ou me débat,
Ils me regardent et rient plus fort.
L’armée des spectres porte la
Main qui d’un doigt, à demi-mort,
Rouge rubis, me marque au front.
Je la rejoins, je me confonds,
Je suis fumée, non pas poussière,
Pas à leurs yeux, mais seuls à ceux
Que j’ai perdus, qui désespèrent,
Que je n’ai plus.
 
 
Printemps 2008
 
 
 
*   *   *
 

 

UNE MAIN QUI DANSE

 

Ma nue, hélas, raye de sa plume,

Les pages d’un livre de Sigmund.

Sa main qui danse, biffe et assume

S’anime d’une colère qui gronde.

 

Ma nuée, là, sur elle se pose,

Enveloppant la frêle fureur,

Qui à l’instant marque une pause.

Serait-ce un signe avant-coureur ?

 

Mann huait la psychanalyse :

Aurait-il vu dans ces colères

Le signe d’un cœur qui déguise

En « je m’en fous » l’envie de plaire ?

 

 

Mai 2008 - En réponse à un défi, en réponse à Manuela

 

 
 
*   *   *
 

 

ACROSTYCHE AMOUREUSE

 

Embrassant les rivages d’un éternel amour

Les contours de mon cœur s’embrasent à ta lumière.

Vois ici les reflets de tes plus beaux atours,

Ils m’enlacent de liens que je ne peux défaire. 

 

Ne serais-tu donc pas cette nymphe mutine

Aimante et plus aimée que ces ombres croisées ?

Je m’enivres de toi qu’à coup sûr me destinent

Et la fougue et la vie ces fidèles alliées. 

 

Traversons enlacés notre aurore joyeuse,

Aliénons nous le temps qui se joue de l’ardeur.

Il est d’autres passions toutes aussi impétueuses,

Mais je jure à tes yeux les emplir de bonheur. 

 

Et l’amour en nos cœurs aura son paradis.

 

Juillet 2004

 

 

   *   *   *   
 
 

ROYAUME DES OMBRES (POEME COLLEGIEN)

 

Sous les feuilles d'automne, bercées par le vent,

Deux ombres courbées s'attardent tendrement.

Leurs mains sont osseuses, et leurs peaux sont creusées

Des épreuves qu’à deux ils dû surmonter.

 

Harassés, ils s’assoient sous l’ombrage et se taisent.

Là, le cri des oiseaux leur rappelle Falaise.

« Te souviens-t-il du temps où nous étions heureux ?

Te souviens-tu de nous, enlacés, amoureux ? »

 

Mais cette voix s'épuise, espèrant un écho,

Et le silence qui suit semble tel un bourreau.

De lents doigts se perdent sur une peau glacée :

« Ne pars pas, la prie-t-il, souviens toi du passé. »

 

 

Sous les feuilles d’automne, bercées par le vent,

Une ombre abbatue disparait en pleurant.

Ses mains sont osseuses, ses prunelles rougies ;

Il laisse derrière lui son amour et sa vie.

 

 

Octobre 1999

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2yeuxet1plume - Autour de Matthieu Chedid ~

   *   *   *   

 

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