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L'AUTEUR - MEREMPTAH

Capture écran Mojo M-009

 

 

 

      Armé d'un Pentax K5, fidèle filet d'images, je capture, au gré de mes envies et des possibilités, instants de vie et tableaux naturels. Pas de sujets de prédilection, si ce n'est le beau, l'incongrus, l'intéressant : paysages, portraits, urbanisme, animalier, macros, photos de nuit, (presque) tout passe au travers de mon œil numérique sous commandement de mon œil biologique.


Photographe amateur, désireux de progresser et de faire partager à tous mon travail, ainsi que de recevoir critiques et avis éclairés, j'aime également écrire, de courts textes, dont j'ai posté ici quelques aperçus. Et inconditionnel de musique Pop, Rock, Rap et French Touch, batteur de formation, j'écris régulièrement quelques chroniques d'actualité musicale.

 

Mais peu impartial lorsqu'il s'agit de défendre mes coups de coeur mélodiques, nombre de mes billets musicaux sont des billets de fan : celui d'un artiste onirique et simple, guitaristiquement monstrueux, -M- aka Matthieu Chedid, dont je suis l'actualité avec assiduité.

 

Je suis aussi professeur d'Histoire Géographie en Haute-Garonne, actuellement affecté à Fontenilles. A mes élèves de passage, anciens et actuels : eh non, vos enseignants ne se morfondent pas, une fois les cours terminés, dans d'austères livres poussiéreux et barbants ... enfin, pas que !

- 2 yeux 1 plume par Meremptah -

 Alias de Yann Bouvier 

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POEMES

 

 

- L'ensemble des droits d'auteur des textes publiés ci-dessous sont protégés -


J'écris quelques poèmes, à l'occasion, depuis une quinzaine d'années. Voici un aperçu, dans le désordre chronologique, de mes écrits sans prétention aucune, nourris de ces affres qui font le sel de bien des textes : l'amour et son pendant, la desespérance.

 

 

 

LES FLEURS FANEES DE DECEMBRE TOUJOURS RENAISSENT

 

De même qu'une âme naturelle aime à remplacer les bulbes de ses tulipes fanées par d'autres, gorgés de vie, pourquoi s’acharner à tant désirer donner la vie alors que nous sommes nés pour mourir. Offrir le premier souffle c'est aussi tisser un fil qui mènera, inexorable, vers le dernier. C'est garantir à cet enfant que l'on aime soit de partir trop tôt, soit de vivre suffisamment longtemps pour crouler sous le poids d'un florilège de souffrances, de pleurs, de mal-être, de larmes, de déchirements, de pertes, de morts. Celles des autres. La sienne.

Pourrait-on même souhaiter cela à la pire des larves pourrissant nos existences ? Desquels, entre le poids des joies et des rires et le poids des cris, diriez-vous qu’il est le plus lourd ? Le plus marquant ? Oh, bien sur, la vie est émaillée de ces bons moments qui font que l’Homme peuple encore de nombreux rivages, qu’il s’y égare. L’Homme y trouve un opium de premier choix, qui le convainc, en l’entrainant vers des volutes d’amour, que sa présence compte. Qu’il a tout à gagner en laissant derrière lui un nouvel être, ou plusieurs. Qui eux-mêmes s’enivreront des vapeurs sentimentales. Pour, au final, envelopper ceux qui les ont aimés dans les nuages tragiques de l’absence. Si, d’ici là, ils n’y ont pas déjà perdu leur sel et leur raison.

Car, au final, nous sommes nés pour mourir. Et c’est dans l’acceptation de cette fatalité que le bonheur peut se trouver : car la mort n’est peut-être qu’un réveil. Et les fleurs fanées de décembre toujours renaissent, jursqu'à nous envelopper de leur amour.

 

Mai 2012 - A Elle

 

 

   *   *   *   

 

 

 

ACROSTYCHE AMOUREUSE 

 

Embrassant les rivages d’un éternel amour

Les contours de mon cœur s’embrasent à ta lumière.

Vois ici les reflets de tes plus beaux atours,

Ils m’enlacent de liens que je ne peux défaire. 

 

Ne serais-tu donc pas cette nymphe mutine

Aimante et plus aimée que ces ombres croisées ?

Je m’enivres de toi qu’à coup sûr me destinent

Et la fougue et la vie ces fidèles alliées. 

 

Traversons enlacés notre aurore joyeuse,

Aliénons nous le temps qui se joue de l’ardeur.

Il est d’autres passions toutes aussi impétueuses,

Mais je jure à tes yeux les emplir de bonheur. 

 

Et l’amour en nos cœurs aura son paradis.

 

Juillet 2004


 

   *   *   *   

 

 

LA CONDITION HUMAINE

 

 

Maudite matrice aux illusions

Qui me fait espérer

En des ombres assassines

En un sombre venin

Plus furieux que ce monde

Fait de désespérance.

 

Bêtes atroces, infernales,

Obscurcissez ce jour

Où je fus fait fils d’Homme.

Que je demeure couché,

Tranquille,

Et me repose.

 

Qu’elle vienne à moi

La barque décharnée

Au capitaine dont les captifs

Demeurent en paix.

 

Février 2011

*   *   *

MA LUMIERE 

 

Titubant, étourdit, sur ce morne chemin

Qu’avaient tracé pour moi les infâmes harpies,

Je m’enlisais en ombres et n’apercevais rien

Si ce n’est cet abîme où siégeait mon esprit.

  

N’espérant que l’aurore, je n’attendais que toi !

De ma noire fumée mon destin fut lavé,

Et mon bonheur dès lors me fait envier des rois,

Qui jalousent le jour où nos amours sont nées.

  

C’est le chant des oiseaux qui inonde mes jours,

A jamais contre moi c'est ta peau qui se glisse,

De l’écorce des troncs des pétales bondissent :

Voit ma triste vallée s’illuminant d’amour !

 

Sous tes pas impétueux notre torrent jaillit,

Ma déesse, ma Phoebus, tu envoles ma vie.

 

Février 2005

 

 

 

*   *   *

 

 

 

OCEAN GRIS DE SOLITUDE

 

 

Météorites tombées là,

Lasses d’errer aux vents cosmiques

Gisent entre de vains monolithes

Grisâtres cubes où l’on s’endort,

Que les enfants de Prométhée,

Titan et sculpteur d’hamadas,

Piquèrent aux flancs d’une vallée :

Morne horizon de démesure.

Là-bas des aiguilles se piquent

De percer le drap de coton

Voilant aux dieux l’odieux tableau,

L’artère béante de l’ennui.

 

3 février 2011 

 

 

*   *   *

 


LES SPECTRES EN SOCIETE




La main splendide des cupides

 Hélas me cherche et là tâtonne :

Un doigt d’orgueil, majeur avide,

 De l’ongle perce et défictionne

 La toge blanche de Morphée,

Bouclier d’air et d’illusions,

Que des nains tendent et que des fées

 Peignent de songes et dérisions.

Et sans bouger, et sans frémir,

Par son seul chant de convoitise

Elle menace mes vains désirs

De vins qui tout déshumanisent.

Et elle s’avance, reprend

Sa course, poussée là par cents

 Puis milles fantômes, m’agrippe

 Encore sans rien subir m’ar-

Rache à tout ce qui me crispe,

M’arrache au temps, m’arrache à moi.

Si je résiste, ou me débat,

Ils me regardent et rient plus fort.
 
L’armée des spectres porte la

Main qui d’un doigt, à demi-mort,

Rouge rubis, me marque au front.

Je la rejoins, je me confonds,

Je suis fumée, non pas poussière,

Pas à leurs yeux, mais seuls à ceux

Que j’ai perdus, qui désespèrent,

Que je n’ai plus.


Pri
ntemps 2008

*   *   *

ROYAUME DES OMBRES

 

Sous les feuilles d'automne, bercées par le vent,

Deux ombres courbées s'attardent tendrement.

Leurs mains sont osseuses, et leurs peaux sont creusées

Des épreuves qu’à deux ils dû surmonter.

 

Harassés, ils s’assoient sous l’ombrage et se taisent.

Là, le cri des oiseaux leur rappelle Falaise.

« Te souviens-t-il du temps où nous étions heureux ?

Te souviens-tu de nous, enlacés, amoureux ? »

 

Mais cette voix s'épuise, espèrant un écho,

Et le silence qui suit semble tel un bourreau.

De lents doigts se perdent sur une peau glacée :

« Ne pars pas, la prie-t-il, souviens toi du passé. »

 

 

Sous les feuilles d’automne, bercées par le vent,

Une ombre abbatue disparait en pleurant.

Ses mains sont osseuses, ses prunelles rougies ;

Il laisse derrière lui son amour et sa vie.

 


Octobre 1999

 

 

 

 

 

 

~  2 yeux1plume  ~

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