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MES VALLONS BERCEAUX
Les vallons bocagers qui sont sourds aux vents forts,
Où le vent monotone a si peu de mémoire,
Où ma mémoire se perd et s'oublient les désirs,
Ne désirent-ils pas la clameur de ces rives,
Ces rivages gonflés où les hommes se pressent ?
Je suis homme à ne fuir que les pauvres taudis
De misèr' qui font pauvres et crieurs les gosiers
Et où s'égosillaient les bradeurs de coco
Dont ma coco rêvait comme on espère une île.
Île prenant les traits des vallons bocagers.
OCEAN GRIS DE SOLITUDE
Météorites tombées là,
Lasses d’errer aux vents cosmiques
Gisent entre de vains monolithes
Grisâtres cubes où l’on s’endort,
Que les enfants de Prométhée,
Titan et sculpteur d’hamadas,
Piquèrent aux flancs d’une vallée :
Morne horizon de démesure.
Là-bas des aiguilles se piquent
De percer le drap de coton
Voilant aux dieux l’odieux tableau,
L’artère béante de l’ennui.
3 février 2011