L'AUTEUR - MEREMPTAH

Autopotraits (2)

 

Armé d'un Pentax K5, fidèle filet d'images, je capture, au gré de mes envies et des possibilités, instants de vie et tableaux naturels. Pas de sujets de prédilection, si ce n'est le beau, l'incongrus, l'intéressant : paysages, portraits, urbanisme, animalier, macros, photos de nuit, (presque) tout passe au travers de mon œil numérique sous commandement de mon œil biologique.

Photographe amateur, désireux de progresser et de faire partager à tous mon travail, ainsi que de recevoir critiques et avis éclairés, j'aime également écrire, de courts textes, dont j'ai posté ici quelques aperçus.

- 2 yeux 1 plume par Meremptah -

 Alias de Yann Bouvier 

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POEMES

 

 

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J'écris des poèmes depuis une quinzaine d'années. Voici un tout petit aperçu de mes ...petits écrits.

 

 

 

LES FLEURS FANEES DE DECEMBRE TOUJOURS RENAISSENT

 

De même qu'une âme naturelle aime à remplacer les bulbes de ses tulipes fanées par d'autres, gorgés de vie, pourquoi s’acharner à tant désirer donner la vie alors que nous sommes nés pour mourir. Offrir le premier souffle c'est aussi tisser un fil qui mènera, inexorable, vers le dernier. C'est garantir à cet enfant que l'on aime soit de partir trop tôt, soit de vivre suffisamment longtemps pour crouler sous le poids d'un florilège de souffrances, de pleurs, de mal-être, de larmes, de déchirements, de pertes, de morts. Celles des autres. La sienne.

Pourrait-on même souhaiter cela à la pire des larves pourrissant nos existences ? Desquels, entre le poids des joies et des rires et le poids des cris, diriez-vous qu’il est le plus lourd ? Le plus marquant ? Oh, bien sur, la vie est émaillée de ces bons moments qui font que l’Homme peuple encore de nombreux rivages, qu’il s’y égare. L’Homme y trouve un opium de premier choix, qui le convainc, en l’entrainant vers des volutes d’amour, que sa présence compte. Qu’il a tout à gagner en laissant derrière lui un nouvel être, ou plusieurs. Qui eux-mêmes s’enivreront des vapeurs sentimentales. Pour, au final, envelopper ceux qui les ont aimés dans les nuages tragiques de l’absence. Si, d’ici là, ils n’y ont pas déjà perdu leur sel et leur raison.

Car, au final, nous sommes nés pour mourir. Et c’est dans l’acceptation de cette fatalité que le bonheur peut se trouver : car la mort n’est peut-être qu’un réveil. Et les fleurs fanées de décembre toujours renaissent, jursqu'à nous envelopper de leur amour.


 

 

 

 

MES VALLONS BERCEAUX 

 

Les vallons bocagers qui sont sourds aux vents forts,

Où le vent monotone a si peu de mémoire,

Où ma mémoire se perd et s'oublient les désirs,

Ne désirent-ils pas la clameur de ces rives,

Ces rivages gonflés où les hommes se pressent ?

 

Je suis homme à ne fuir que les pauvres taudis

De misèr' qui font pauvres et crieurs les gosiers

Et où s'égosillaient les bradeurs de coco

Dont ma coco rêvait comme on espère une île.

Île prenant les traits des vallons bocagers.

 

Février 2011

 

OCEAN GRIS DE SOLITUDE

 

 

Météorites tombées là,

Lasses d’errer aux vents cosmiques

Gisent entre de vains monolithes

Grisâtres cubes où l’on s’endort,

Que les enfants de Prométhée,

Titan et sculpteur d’hamadas,

Piquèrent aux flancs d’une vallée :

Morne horizon de démesure.

Là-bas des aiguilles se piquent

De percer le drap de coton

Voilant aux dieux l’odieux tableau,

L’artère béante de l’ennui.

 

3 février 2011 

 

 



LES SPECTRES EN SOCIETE




La main splendide des cupides
 Hélas me cherche et là tâtonne :
Un doigt d’orgueil, majeur avide,
 De l’ongle perce et défictionne
 La toge blanche de Morphée,
Bouclier d’air et d’illusions,
Que des nains tendent et que des fées
 Peignent de songes et dérisions.
Et sans bouger, et sans frémir,
Par son seul chant de convoitise
Elle menace mes vains désirs
De vins qui tout déshumanisent.
Et elle s’avance, reprend
Sa course, poussée là par cents
 Puis milles fantômes, m’agrippe
 Encore sans rien subir m’ar-
Rache à tout ce qui me crispe,
M’arrache au temps, m’arrache à moi.
Si je résiste, ou me débat,
Ils me regardent et rient plus fort.

L’armée des spectres porte la
Main qui d’un doigt, à demi-mort,
Rouge rubis, me marque au front.
Je la rejoins, je me confonds,
Je suis fumée, non pas poussière,
Pas à leurs yeux, mais seuls à ceux
Que j’ai perdus, qui désespèrent,
Que je n’ai plus.


Meremptah - Printemps 2008










~*2 yeux1plume*~

 

 

 

 

 

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