L'AUTEUR - MEREMPTAH

Autoportrait à la marionette Meremptah

 

Armé d'un olympus E-510, fidèle filet d'images, je capture, au gré de mes envies et des possibilités, instants de vie et tableaux naturels. Pas de sujets de prédilection, si ce n'est le beau, l'incongrus, l'intéressant : paysages, portraits, urbanisme, animalier, macros, photos de nuit, (presque) tout passe au travers de mon œil numérique sous commandement de mon œil biologique.

Photographe amateur, désireux de progresser et de faire partager à tous mon travail, ainsi que de recevoir critiques et avis éclairés, j'aime également écrire, de courts textes, dont j'ai posté ici quelques aperçus.

- 2 yeux 1 plume par Meremptah -
Alias de Yann BOUVIER

Abonnement RSS et Facebook


     

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

POEMES

- L'ensemble des droits d'auteur des textes publiés ci-dessous sont protégés -

Commenter cette page "Poèmes"

Voir les commentaires




J'écris des poèmes depuis une quinzaine d'années.
Voici un tout petit aperçu de mes ...petits écrits.

 

MES VALLONS BERCEAUX 

 

Les vallons bocagers qui sont sourds aux vents forts,

Où le vent monotone a si peu de mémoire,

Où ma mémoire se perd et s'oublient les désirs,

Ne désirent-ils pas la clameur de ces rives,

Ces rivages gonflés où les hommes se pressent ?

 

Je suis homme à ne fuir que les pauvres taudis

De misèr' qui font pauvres et crieurs les gosiers

Et où s'égosillaient les bradeurs de coco

Dont ma coco rêvait comme on espère une île.

Île prenant les traits des vallons bocagers.

 

Février 2011

 

OCEAN GRIS DE SOLITUDE

 

 

Météorites tombées là,

Lasses d’errer aux vents cosmiques

Gisent entre de vains monolithes

Grisâtres cubes où l’on s’endort,

Que les enfants de Prométhée,

Titan et sculpteur d’hamadas,

Piquèrent aux flancs d’une vallée :

Morne horizon de démesure.

Là-bas des aiguilles se piquent

De percer le drap de coton

Voilant aux dieux l’odieux tableau,

L’artère béante de l’ennui.

 

3 février 2011 

 

 



LES SPECTRES EN SOCIETE




La main splendide des cupides
 Hélas me cherche et là tâtonne :
Un doigt d’orgueil, majeur avide,
 De l’ongle perce et défictionne
 La toge blanche de Morphée,
Bouclier d’air et d’illusions,
Que des nains tendent et que des fées
 Peignent de songes et dérisions.
Et sans bouger, et sans frémir,
Par son seul chant de convoitise
Elle menace mes vains désirs
De vins qui tout déshumanisent.
Et elle s’avance, reprend
Sa course, poussée là par cents
 Puis milles fantômes, m’agrippe
 Encore sans rien subir m’ar-
Rache à tout ce qui me crispe,
M’arrache au temps, m’arrache à moi.
Si je résiste, ou me débat,
Ils me regardent et rient plus fort.

L’armée des spectres porte la
Main qui d’un doigt, à demi-mort,
Rouge rubis, me marque au front.
Je la rejoins, je me confonds,
Je suis fumée, non pas poussière,
Pas à leurs yeux, mais seuls à ceux
Que j’ai perdus, qui désespèrent,
Que je n’ai plus.


Meremptah - Printemps 2008










~*2 yeux1plume*~

 

 

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés