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L'AUTEUR - MEREMPTAH

 

 

"Matthieu Chedid -M- par 2yeuxet1plume - Meremptah" alterne tant des billets scrutant l'actualité et les mystères de cet artiste guitariste (informations très souvent fournies par -M- lui-même ou ses équipes)  que des articles plus personnels : photographie, écriture, découvertes musicales, etc.

 

  Armé d'un Pentax K5, fidèle filet d'images, je capture par exemple, au gré de mes envies, instants de vie et tableaux naturels. Pas de sujets de prédilection, si ce n'est le beau, l'incongrus, l'intéressant.

 

Professeur d'Histoire Géographie, parolier SACEM, j'adresse un petit clin d''oeil à mes chers élèves de passage, anciens ou actuels : eh non, vos enseignants ne se morfondent pas, une fois les cours terminés, dans d'austères livres poussiéreux et barbants ... enfin, pas que !

 

 
~ 2 yeux 1 plume ~
Autour de Matthieu Chedid par Meremptah
 
 

L'ACTU DE MATTHIEU CHEDID -M-

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 18:14

 

Le protégé de Matthieu Chedid -M- a fait du chemin ... et nous prépare un 2ème EP plus adulte

 

Thomas Monica publiera, le 18 novembre 2016, son deuxième EP en l'espace d'un an à peine, après le très réussi Angle d'or (dont vous retrouverez notre review ici). 

 

Soutenu par Joseph Chedid et ses synthétiseurs, ou encore David Hachour au mastering (comme The Avener, Renaud, etc.), le guitariste dandy comptant parmi mes amis (précision nécessaire à l'aube d'une critique se voulant impartiale) s'aventure dans les arcanes de la transcendance et du sacré avec ce nouvel opus, nommé Delta.Mystique. L'artiste a eu la gentillesse de nous le faire découvrir en avant-première ... impressions.

Pochette de Delta.Mystique par Thomas Monica (Réal : Pierre Antoine Fvp)

Pochette de Delta.Mystique par Thomas Monica (Réal : Pierre Antoine Fvp)

 

Par le choix de ce titre cryptique - nom d'un symbole utilisé pour représenter la trinité divine, sous la forme d'un triangle comprenant un oeil en son centre - Thomas Monica nous offre une clef de lecture quant aux 5 titres qui composent cet album. Et témoigne d'une quête de sens plus profonde que sur le précédent ouvrage ...

 

Le premier titre conforte cette idée : par son nom (Au-delà), son message (adressé à l'absent), et sa mise en musique, comme sur ce leitmotiv rythmique où roule un tom basse tribal dans une envolée incantatoire, teintée d'animisme rock. "Ta mort me tord en deux : j'ai tort, mais je t'en veux" crie-t-il aux cieux, littéralement, dans un arrangement discret mais pertinent, fouillé, au travers d'une composition d'apparence classique, puissamment secondée par un riff saturé.

 

Le second titre, intitulé Perséphone, cultive la nostalgie d'une époque doucereuse ("J'aime aller de l'arrière"), déroulant sur de discrets choeurs insouciants et une ligne de basse 70's des paroles travaillées, amoureuses tant de la langue que du mystère. Une chanson choisie par Thomas Monica comme premier single, illustrée par un clip en clair obscur réalisé par Pierre-Antoine Boillon, magnifiant en silhouettes découpées et ralentis maîtrisés une enfance comme regrettée ... sacralisée.

 

 

Le Mépris poursuit la quête d'essentiel dessinée par cet EP inspiré : "Quand la nuit nous emportera, qu'est-ce qu'il adviendra ?" interroge la voix haut-perchée et voilée de Thomas Monica (comme un raccourci organique liant l'innocence à la souffrance), sur de sobres nappes synthétiques, en conclusion d'un refrain efficace faisant de l'ouverture à l'Autre l'un des piliers du bien-être...

 

Impertinent, Thomas Monica travaille son passé, précieux métier à tisser l'âme, dans des aphorismes à double sens qui glacent notre propre enfance, sous l'habit d'une composition faussement détachée, mais appesantie à dessein par une production sciemment ternie, comme le serait un un miroir anciennement rutilant que le temps aurait dépoli : "Quand j'étais petit, je demandais d'où je viens : on me répondait rien".

 

L'EP s'achève sur son meilleur titre, le mélancoliquo-funky Oiseau de Paradis, pleurant l'absurdité d'une humanité qui s'abandonne en des paradis artificiels sans consistance ("Nos villes ont effacé le ciel [...] connectés, mais plus au ciel").

 

Thomas Monica par Sylvain Velluet

Thomas Monica par Sylvain Velluet

 

En cinq titres courts, n'excédant que rarement les 3 minutes, allégés de toute scorie inutile, pour ne pas dire dépouillés, Thomas Monica vise le coeur, sans détours.

 

Le sien, saignant de l'absence.

Le nôtre, brûlant de (re)vivre.

Celui du Monde, en perdition.

 

Textes sombres à tiroirs, voix perchée douce-amère, guitares fines et bivalentes. Trinité de sens. Delta.Mystique.

 

 

PAGE FACEBOOK DE THOMAS MONICA : https://www.facebook.com/thomasmonica/

 

 

 

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 15:45

Matthieu Chedid -M- a découvert le jeune Thomas Monica en 2013. Celui-ci publie son premier EP (L'Angle d'Or)

 

 

Le son est lancinant, rêveur, vivant. Il pulse au rythme d’un cœur. D’un cœur apaisé, qui nous semble se relever peu à peu de blessures passées. Se recomposer, note à note. Mais les cicatrices sont là. Encore ouvertes et béantes. Elles n’ont pas disparues. Elles portent les mots, les phrases aiguisées comme des flèches dont on se demande à quelle âme elles sont destinées.

 

Car sous couvert de titres dansants, de titres intelligents, oscillants entre tubes en devenir et morceaux expérimentaux, le projet que nous prépare Thomas Monica porte en lui des souffrances évidentes. Il est une thérapie personnelle et partagée.

 

Visuel de l'EP "L'angle d'Or" par Thomas Monica (2015)

Visuel de l'EP "L'angle d'Or" par Thomas Monica (2015)

 

Ce projet, c’est L’Angle d’or. L’Angle naturel. L’Angle des fleurons du tournesol et des pommes de pin. L’Angle parfait. Le virage espéré. L’obstacle redouté, peut-être.

 

Ce projet, c’est un premier EP, dont la sortie est prévue au 8 octobre 2015. Un an tout juste après une première démonstration non publiée de 3 titres, La Nuit, L’Amour, La Haine. Un triptyque qui se retrouve dans ce nouveau disque, intégré mais repensé, reforgé. Et dans l’évolution des arrangements proposés, Thomas Monica nous donne à percevoir son cheminement intérieur.

 

 

THOMAS MONICA DECOUVERT EN 2013 PAR -M-

 

 

Le jeune guitariste chanteur originaire de Besançon, découvert par Matthieu Chedid en 2013 lors du concours « Be a Rock Star », a eu la gentillesse d’accorder à 2yeuxet1plume la première écoute exclusive de L’Angle d’or. Peut-être parce qu’il sait que ma plume n’aime pas tricher. Et qu’il aspire à des réactions poétiques. Review, titre par titre, en ordre aléatoire. Avec, cerise sur le gateau, un teaser audio généreusement partagé par Thomas Monica, dispoinible en fin d'article. 

 

 

 

THOMAS MONICA A EU LA GENTILESSE DE FAIRE PARVENIR EN EXCLUSIVITE A 2yeuxet1plume UNE VIDEO "TEASER" DE CET E.P., A DECOUVRIR EN PIED DE BILLET

VOUS Y ENTENDREZ UN APERCU DE CHACUN DES TITRES DE L'ANGLE D'OR

 

 

*    *    *

 

01. Avant-Première

 

Ce titre, les amateurs de l’artiste le connaissent depuis longtemps. Ils l’avaient découvert affublé d’un vidéo-clip original, basé sur Code Lisa, OVNI télévisuel des années 1990. Ou dans une version acoustique et montagnarde, visible ci-dessous, qui a laissé ses marques sur cette interprétation finale, au travers du pont final. L’arrangement de l'EP donne toutefois à cette chanson un tout autre relief. Plus lancinant, plus pénétrant, plus sombre, plus nocturne. Comme si l’artiste avait pris du recul quant à l’histoire d’amour - semble-t-il passée - lui ayant inspiré cette Avant-Première. Une démonstration, quoi qu’il en soit, de la capacité de Thomas Monica à se réinventer sans se caricaturer. Une telle capacité de réarrangement d’une de ses propres créations, dans un laps de temps si court, témoigne de qualités artistiques précieuses.

 

VERSION ACCOUSTIQUE D'AVANT PREMIERE (JANVIER 2015)

 

 

02. Tu danses

 

La locomotive de l’EP, à n’en pas douter. Que tout un chacun peut déjà découvrir par le biais d’un clip diffusé au début de cet été 2015, et réalisé par Pierre Antoine Boillon pour FlyViewPictures. Un titre efficace, rythmé, dansant. Taillé pour les ondes. Le genre de morceau que l’on s’imagine facilement accompagner un périple au soleil, capote relevée. Et qui renferme dans son texte, supplanté par l’accrocheuse composition, l’effroyable timidité d’un jeune homme spectateur qui se voudrait acteur. De ce contraste entre notes joyeuses et paroles teintées de sombre, Thomas Monica tire sa force.

 

CLIP DU SINGLE TU DANSES DE THOMAS MONICA

 

 

03. La Nuit

 

Il y a du Matthieu Chedid dans ce titre. Comme dans ce hululement introductif, référence évidente au Roi des Ombres. Mais plus encore, il y a du Thomas Monica. Dans la gravité du thème, révélant l’addiction d’un jeune être torturé pour la capacité d’oubli qu’offrent la nuit et ses plaisirs faciles (« La Nuit les cœurs sont faibles. Et le mien s’entête »). Dans la mélodie dansante et funky. Dans l’arrangement intelligent, teintant l’ensemble d’électronique anthracite. Un morceau aux accents eighties dont le refrain emporte tard et loin.

 

 

04. L’Amour

 

Titre hypnotique. Intense. Obsédant. Subtil aussi. Un titre qui fait figure de véritable coup de cœur personnel. L’arrangement rehaussé d’un cuivre charnel et discret n’y est peut-être pas étranger. De même que sa mélodie plus originale que les précédentes, du fait qu’elle s’en démarque davantage. Et que son texte poignant, percutant. Pas un mot de plus : ce serait trahir l’âme d’un pur bijou. Point de vue arbitraire oblige …

 

*    *    *

 
Thomas Monica et Matthieu Chedid -M- en 2013

Thomas Monica et Matthieu Chedid -M- en 2013

 

05. Les échecs

 

Un morceau efficace, filant la métaphore ludique … le second single du présent EP. J’y suis un peu moins sensible, bien qu'il soit plaisant. Peut-être est-ce la faute de ce riff « signature » que l’on retrouve presque tel quel sur le plus réussi Tu danses. Le seul bémol personnel d’un EP presque sans faute, presque trop court ! Un écart comme une invitation au renouvellement et à la prise de risque pour de prochains opus. Si ces vertus s’y retrouvaient, d’ici quelques mois ou quelques années, et si les créations de Thomas étaient rallongées de quelques digressions spontanées, il nous faudrait regoûter avidement à l’artiste séduisant qu’est Thomas Monica. Une promesse à suivre.

 

 

*    *    *

 

 

Partial ? Peut-être. Lorsque j’écris, à coup sûr ! Car mon encre ne sait couler qu’avec sincérité. Pour ce qui sait me faire vibrer. Rien d’anodin. C’est en cela que ma plume n’aime pas tricher. Elle se tait lorsqu’elle n’apprécie pas. Par ce billet, elle dit qu’elle aime beaucoup, sans rien cacher de ses courtes réserves. Et tâche de vous pousser à découvrir L’Angle d’Or et l’univers de Thomas Monica. Un artiste itinérant entre OVNI rock et DANDY pop. Singulier et familier. 

 
Thomas Monica publie un premier EP réussit, l'Angle d'Or

Thomas Monica publie un premier EP réussit, l'Angle d'Or

 

Et s’il me fallait finir de vous convaincre, en non-expert-critique-musical que je suis, incapable de lister ici références seventies et projets oubliés dans un but d’éblouissement du lectorat vis-a-vis de je ne sais quelle compétence analytique qui me serait propre (nous ne sommes par aux Inrocks) … laissez-moi avoir recours à l’avis exigeant de mon âme sœur.

 

« J’aime beaucoup les textes. La voix est charnelle. Les mélodies sont accrocheuses. Les arrangements sont intelligents.  Je vous verrai bien collaborer … ».

 

Si quant à la conclusion de cette sentence  je ne peux proposer de réponse objective … pour le reste … tout est dit ! Finalement, j’aurais pu me contenter de cela, non ? 

 

 

THOMAS MONICA A EU LA GENTILESSE DE FAIRE PARVENIR EN AVANT-PREMIERE A 2yeuxet1plume UNE VIDEO "TEASER" DE CET E.P. 

LA VOICI. VOUS Y DECOUVRIREZ UN APERCU DE CHACUN DES TITRES DE L'ANGLE D'OR, DANS L'ORDRE RETENU POUR L'E.P. :

 

1. Les Echecs

2. L'Amour

3. Tu danses

4. Avant-Première

5. La Nuit

 

 

 


 

 

 

PLUS D'INFORMATIONS

 

http://www.thomasmonica.com/

 

http://www.facebook.com/ThomasMonicaAndTheTangentUniverse

 

 

 

 

 

 

 

 

2yeuxet1plume - Autour de Matthieu Chedid - Par Meremptah ~

 

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 10:02

 

Critique de l'album The Electric Lady par Janelle Monae / Wondaland 2013

 

 

 

 

The Electric Lady par Janelle Monaé

The Electric Lady par Janelle Monaé (2013) - Couverture intérieure

 

 

 

Il y a des albums pleins de promesses, et deux espèces d'artistes qui les conçoivent. Ceux qui connaissent l'instant de grâce avant de décevoir sont du plus grand nombre. Et ceux, trop rares, qui ont le talent riche leur permettant de donner vie à de nouveaux albums surpassant un premier opus déjà encensé par la critique. Janelle Monae est de cette dernière trempe. Une artiste douée, artiste jusqu'au bout de son improbable coiffure, à la fois auteur, compositrice, productrice, arrangeuse et interprète de The Electric Lady, publié ce 9 septembre par le collectif Wondaland qu'elle a elle même fondé, dans le Kansas. Un collectif foisonnant d'artistes divers, tel Big Boi d'Outkast qui fut, avec P. Diddy, l'un de ses premiers vrais parrains dans le métier.

 

 

 

Sans titre-copie-2

The Wondaland Team - Kansas City (avec Janelle Monae, Kellindo, Mykal Monroe, George 2.0, Nate Wonder, Isis Valentino, Jeff Cohran, Chuck Lightning / Crédits : Nastassia A. Davis)

 

 

 

The Electric Lady, comme The Archandroid avant lui, publié en 2010, peut déconcerter tant il est foisonnant de sonorités, de thèmes, de cordes, d'avatars vocaux d'une mini (1,52m.) Janelle habitée et survoltée. On peine parfois à croire que toutes les voix sont d'elles, tant elle possède cette capacité sidérante à s'approprier tous les registres : elle s'y fait tant chanteuse soul que diva jazz, star pop, lady RNB ou rappeuse west-coast, toujours en maitrise et subtilité, parfois sur un seul et même titre. Mais sa facilité et son interprétation habitée lui suffisent à donner une unité à l'ensemble, telle une magique clef de voute.

 

The Electric Lady, c'est aussi et surtout un concept dans le concept. Une oeuvre pensée, ciselée, et non l'un de ces inombrables albums empilant des morceaux sans liens entre eux autres que son interprète principal.

 

Cet opus a en effet pour sous-titre "Suite IV et V", déroulant après les opus "Métropolis : Suite I" et "The Archandroid : Suite II et III" l'histoire d'un alter-ego désincarné, Cindy Mayweather. L'existence de celle-ci prend place dans une cité retro-futiste à la Fritz Lang, où Cindy est un célèbre robot enfreignant la règle d'or de son monde : tomber amoureuse d'un humain (Métropolis - Suite I).

 

Mais l'androide parvient à éviter le desassemblage auquel son attitude la menaçait et, ouvrant aux créatures électroniques la voie des sentiments par son propre exemple, Cindy Meyweather devient une sorte d'Ange libérateur, de Messie de la minorité robotique (The Archandroid - Suites II et III). Le clip "Many Moons", publié en 2008, et accompagnant l'un des titres phares du premier album de la belle, est une illustration efficace du concept méthaphoriquo-futuriste au coeur de l'oeuvre de Janelle.

 

 

 

"Many Moons" - Ce clip de 2008 par Janelle Monae dépeint une Métropolis futuriste néo-esclavagiste

 

 

Cette histoire très SF est bien entendu allégorique d'un passé plus réel et douloureux : c'est l'héritage de décénies de ségrégations subies par la communauté afro-américaine que porte en filigrane ce projet musical initié en 2007. Un passé enchainé que Janelle Monaé libère : par son oeuvre bilan, et de fait messianique. Elle s'efforce en effet de produire la synthèse de près d'un siècle de musique black, née dans la souffrance et le rejet, afin d'en extraire l'essence commune, et de lui conférer un futur radieux, émancipé des plaintes. Ce qu'elle réussit par des volutes musicales aériennes et maitrisées.

 

The Electric Lady est le prequel - exercice de style aujourd'hui tant cultivé par une industrie cinématographique à laquelle Janelle se réfère sans cesse - de l'épopée de Cindy Meyweather. Chaque titre y dépeint les expériences antérieures qui l'ont faite, peu à peu, capable de sentiments : ses premiers émois aux contacts d'hommes charismatiques, préalables indispensables ("Givin em what they Love" avec Prince, "Primetime" aux côtés de Miguel, etc.). Elle y met aussi en avant ses modèles féminins, qui ont peu à peu humanisés sa froide programmation initiale (Sally Ride, Dorothy Dandridge, etc.).

 

L'unité est qui plus est narrative. Quelques interludes lèvent le voile sur une radio pro-robots, qui, à l'époque où l'héroïne est au fait de sa gloire, et où la menace d'une fin des temps se fait plus précise ("Dance Apocalyptic"), revient sur le passé de cet Archandroid modèle au travers de titres qu'elle diffuse illégalement.

 

 

 

Dance Apocalyptic - Titre extrait de "The Electric Lady" / 2013    

 

 

 

The Electric Lady est donc tout aussi foisonnant que cohérent. Sa principale force repose sur sa faculté à produire un son neuf et excitant à partir d'héritages sonores variés et profondément ancrés dans l'histoire musicale récente. Ce qui donne l'impression grisante que les titres de cet opus sont tout à la fois oldies et novateurs, entendus et inédits, classiques et futuristes, tubesques et expérimentaux.

 
 
 
Janelle Monaé électrise la soul - 2013

Janelle Monaé électrise la soul - 2013

 

 

 

Après une ouverture très cinématographique, quasi james-bondiennes, "Suite IV", l'opus enchaine d'emblée les tubes potentiels, ces titres témoignant de la volonté nouvelle de Janelle d'offrir quelques (rares) concessions au succès public, incontournable pour prolonger l'odyssée débutée il y a 6 années.

 

 

Si le duo initial aux côtés d'un Prince qui l'adore est très efficace dans son habillage de funk dépouillé, "QUEEN" et "The Electric Lady" sont les vraies claques des premières minutes de l'album. Des titres maitrisés et ciselés, à la rythmique inventive pour l'un, à la mélodie entêtante pour l'autre, et dont les finals toujours surprenants sont de ceux qui éblouissent.

 

 

Cette Suite IV compte pourtant d'autres moments de bravoure, si l'on excepte "Primetime", qui marquera davantage quelques premiers émois adolescents à venir que notre imaginaire musical, même si les interprétations de Miguel et de Janelle, toutes en subtilité, retiennent l'attention. Au premier chef de ces autres petits trésors, "We Were Rock & Roll", cocktail pop/gospell ébourrifant et très bien dosé, le genre de titre à faire tourner en boucle dans sa voiture, coincée dans le brouillard des bouchons matinaux, pour dissiper à coup sûr le spleen du travailleur qui souvent s'installe.

 

 

 

 

Dans la deuxième partie du disque, "Suite V", Janelle se découvre (un peu), et Cindy s'efface. S'ouvre alors une page pleinement et purement rythm&blues, moins explosive, dans laquelle Janelle évoque tant sa mère ("Guetto woman") qu'elle sème les petits cailloux d'un dévoilement plus personnel ("Sally Ride", hymne à une aviatrice lesbienne ayant attendu la fin de sa vie pour communiquer ses attirances, ou l'interlude radiophonique de la Suite V durant lequel ont peut entendre maintes fois "Robot love is Queer !").

 

 

Dans cette partie moins prolifique et plus touchante, la voix de Janelle prend le dessus sur l'orchestration, et l'on prend conscience de l'étendue des dons de l'Archandroïde. "Sally Ride" et "Dorothy Dandridge Eyes" ne laissent ainsi pas indifférents. Des incontournables !

 

 

 

 

 

 

"The Eletric lady" est au final une petite pépite, à écouter et écouter encore pour qu'elle révèle ses nuances, ses secrets, ses expérimentations nombreuses au delà de jaillissements jouissifs autant que gargantuesques.

 

 

Et pour ceux qui en douteraient encore, voici un petit florilège des critiques internationales publiées cette semaine au sujet de la galette qu'il vous faut avoir au moins une fois écoutée en entier avant la fin de cette année !  

 

 

 

" A new musical tour de force" - Huffington Post

"On ne voit désormais plus qu’elle" - Libération

"La nouvelle star de la soul est née et va briller longtemps" - Metro

"Une synthèse parfaite [et] une éblouissante saga afro-futuriste" - LaPresse.ca

"Un des albums de cette fin d'année" - RTBF

"L’un des albums les plus cohérents, sinon le plus réussi de l’année 2013" - froggydelight.com

"La synthèse d’une quarantaine d’années de Great Black Music. Album de l’année ?" - Les Inrocks

 

 

 

 
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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 12:59

 

 Bannière Benjoof Mini

 

 

 

Les plus assidus lecteurs de 2yeuxet1plume auront relevé l'une de mes occupations : l'écriture de textes de chansons, dont certains ont été publiés ici.

 

 

L'un de mes tous derniers textes, "Guitar Zero", a inspiré à un jeune artiste de la région toulousaine, Benjoof, un morceau récemment publié sur sa page SoundCloud, dont je vous invite plus loin à découvrir la maquette. Un titre à faire grandir, un univers à produire !

 

 

Car cet artiste, Benjoof, rencontré au printemps dernier autour de notre passion commune pour l'univers de Matthieu Chedid, n'en est pas à son coup d'essai. Il compte à son actif d'autres chansons, dont il est à la fois l'auteur (la plupart du temps), le compositeur (toujours) et l'interprète (guitare électrique/voix). Comme le très tribal "Mattez l'Indien", ou l'un de ses rares titres jusqu'alors enregistrés en studio, "Tu me suis ou tu restes là". Son écoute vous donnera un assez bon aperçu des talents mélodiques et guitaristiques de Benjoof, et vous permettra d'imaginer ce qu'il pourrait mettre en oeuvre, entouré d'une logistique professionnelle, autour de "Guitar Zero".

 

 

 

 

 

 

Qu'en est-il d'ailleurs de notre "Guitar Zero" ? Benjoof en a réalisé il y a quelques jours une petite maquette maison, avec les moyens du bord, cependant prometteuse de part sa mélodie accrocheuse et son riff final de guitare funky et efficace, même s'il faut garder à l'esprit que le titre en est encore à ses prémices et qu'en grandissant, les arrangements et la qualité studio aidant, son potentiel se révélera pleinement.

 

C'est d'ailleurs dans cette optique, comme l'avez très certainement déjà compris, qu'il me tient à coeur de vous présenter cette rencontre artistique, la mise en musique de mes mots et la possibilité qui vous est donnée, motivés que vous êtes, d'aider Benjoof à entrer en studio pour enregistrer "Guitar Zero". Premier aperçu.

 

 

 

 

 

 

 

En effet, Benjoof est un artiste amateur, pleinement autodidacte dans son apprentissage de la guitare qu'il a domptée en tentant d'imiter le jeu de ses idoles de la gratte...pour un résultat très convaincant, comme vous pourrez vous en persuader en l'écoutant !

 

Mais surtout, pétri d'idées et d'envie, doté d'une belle expérience scénique (nombreuses scènes toulousaines dont le mythique Bikini), entouré de trois musiciens talentueux (un guitariste, un bassiste et un batteur), Benjoof ambitionne la production de l'un de ses titres - très certainement Guitar Zero - en studio. Et il mise sur le participatif pour parvenir à la pleine réalisation de ce projet.

 

 

 

 

Benjoof sur la scène du Bikini en 2012 ("Mattez l'Indien")

 

 

 

 

Le concept ? Des internautes, séduits par un univers musical, achètent quelques parts d'une production à venir, en l'occurence un single, sur des sites dédiés tel le désormais fameux My Major Company (Irma, Club Taratata, Joyce Jonathan, Grégoire, Génération Goldmann, etc.)...et une fois les fonds nécessaires levés, l'apprenti-producteur mélomane sera "rémunéré" sur les ventes potentielles, à hauteur de sa participation. Plus qu'un coup de pouce donc : un pari, un coup de coeur.

 

 

Si vous désirez soutenir ce titre et l'univers de Benjoof, rien de plus simple. Je vous invite à vous rendre sur la page que Benjoof a créée sur le site participatif "Prod8moi", plus exigeant et audacieux artistiquement que sa célèbre "Company" de consoeur, en cliquant sur la bannière ci-dessous.

 

 

A note que Benjoof est actuellement le 3ème artiste du site en termes de parts financées, et que "seuls" 5.000€ manquent désormais à la production de Guitar Zero en tant que single retravaillé et arrangé en version studio. 

 

 

N'hésitez pas à sauter le pas. Et à partager cette musique et cette démarche si d'aventure vous étiez séduit(e)s, afin que rapidement le projet se concrétise !

 

 

 

Bannière Benjoof

 

 

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 18:04

 

Comme indiqué dans un précédent article, Radio Libertaire devait, la nuit du 2 mars 2011, pour commémorer la disparition de Serge Gainsbourg, diffuser 73 inédits véritables de celui-ci. Las.

 

Un corbeau dont on ignore les motivations réelles a informé l'INA du projet, institut disposant des droits d'auteurs de nombreux inédits que la radio projetait de passer à l'antenne librement (les titres écrits pour les "Top à Cassel" et autres "Top à ...", pour "Le petit rapporteur", les épisodes de "Marie Mathématique", des publicités encore introuvables, etc.).

 

L'INA a donc fait son travail et contacté la radio afin de la dissuader de donner vie à son beau projet : à 00h30, mardi 2 mars, Nathalie McGrath annonçait à regrets l'édulcoration de l'émission qui faisait le buzz chez tous les amateurs de l'homme à tête de chou.

 

 

Extrait de l'émission des 20 ans de la disparition de Gainsbourg sur Radio Libertaire

 

 

Il est dommageable de constater qu'une fois encore, la recherche des profits l'emporte sur la découverte d'une œuvre que Gainsbourg lui-même aurait souhaité voir offerte à tous. A n'en pas douter, même si l'animatrice a tenu à remercier l'INA pour ses "conseils" avisés, de là-haut, Serge doit se dire : "pas classieux tout ça".

 

 

 

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