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L'AUTEUR - MEREMPTAH

 

 

"Matthieu Chedid -M- par 2yeuxet1plume - Meremptah" alterne tant des billets scrutant l'actualité et les mystères de cet artiste guitariste (informations très souvent fournies par -M- lui-même ou ses équipes)  que des articles plus personnels : photographie, écriture, découvertes musicales, etc.

 

  Armé d'un Pentax K5, fidèle filet d'images, je capture par exemple, au gré de mes envies, instants de vie et tableaux naturels. Pas de sujets de prédilection, si ce n'est le beau, l'incongrus, l'intéressant.

 

Professeur d'Histoire Géographie, parolier SACEM, j'adresse un petit clin d''oeil à mes chers élèves de passage, anciens ou actuels : eh non, vos enseignants ne se morfondent pas, une fois les cours terminés, dans d'austères livres poussiéreux et barbants ... enfin, pas que !

 

 
~ 2 yeux 1 plume ~
Autour de Matthieu Chedid par Meremptah
 
 

L'ACTU DE MATTHIEU CHEDID -M-

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 17:36

 

 

Les fleurs fanées de décembre toujours renaissent.

 

 

http://4.bp.blogspot.com/-5BjkWPpVvjc/TqvaYfQzAlI/AAAAAAAABTw/0ioTndnenss/s1600/an+intimate+affaire.jpg

 

 

De même qu'une âme naturelle aime à remplacer les bulbes de ses tulipes fanées par d'autres, gorgés de vie, pourquoi s’acharner à tant désirer donner la vie alors que nous sommes nés pour mourir. Offrir le premier souffle c'est aussi tisser un fil qui mènera, inexorable, vers le dernier. C'est garantir à cet enfant que l'on aime soit de partir trop tôt, soit de vivre suffisamment longtemps pour crouler sous le poids d'un florilège de souffrances, de pleurs, de mal-être, de larmes, de déchirements, de pertes, de morts. Celles des autres. La sienne.

 

Pourrait-on même souhaiter cela à la pire des larves pourrissant nos existences ? Desquels, entre le poids des joies et des rires et le poids des cris, diriez-vous qu’il est le plus lourd ? Le plus marquant ? Oh, bien sur, la vie est émaillée de ces bons moments qui font que l’Homme peuple encore de nombreux rivages, qu’il s’y égare. L’Homme y trouve un opium de premier choix, qui le convainc, en l’entrainant vers des volutes d’amour, que sa présence compte. Qu’il a tout à gagner en laissant derrière lui un nouvel être, ou plusieurs. Qui eux-mêmes s’enivreront des vapeurs sentimentales. Pour, au final, envelopper ceux qui les ont aimés dans les nuages tragiques de l’absence. Si, d’ici là, ils n’y ont pas déjà perdu leur sel et leur raison.

 

Car, au final, nous sommes nés pour mourir. Et c’est dans l’acceptation de cette fatalité que le bonheur peut se trouver : car la mort n’est peut-être qu’un réveil. Et les fleurs fanées de décembre toujours renaissent, jursqu'à nous envelopper de leur amour.

 

 

http://2.bp.blogspot.com/-xjJzv91edz8/TlJgd_reDKI/AAAAAAAABMo/pNmJdX1OL0s/s1600/night%2Bflowering%2Btree.jpg

 

 

 

 

 

2yeuxet1plume - Autour de Matthieu Chedid ~

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 09:54

 

Des pleins poumons ou des poumons vides...

 

 

 

Le jeu de la vie n'a pas pour théâtre le coeur.

 Ni pour arêne l'intérieur de nos crânes.

 Il a juste les branches de nos poumons pour aire de jeux.

Car, et c'est une chose des plus communes, la vie pousse son cri,

son premier cri, au moment où nos branches intérieures

 s'emplissent d'air frais, ou vicié, c'est selon.

Ils s'emplissent, et le jeu commence.

 

C'est à celui qui, des pleins poumons ou des poumons vides, l'emportera.

L'air entre, s'insufle, s'immice, pénètre, gonfle d'existence nos ballons de baudruche.

 Et voilà qu'en sens contraire, cet air, au final, s'extirpe, s'échappe, s'enfuie,

 après deux secondes comme après trois minutes passées au fond d'un grand bassin.

 


Ce jeu entre le plein et le vide, le plein jamais ne peut le gagner.

 Il ne peut, en intervenant fréquemment, que retarder l'échéance.

 Car il sait au fond que les dés sont pipés.

 

 

Et que l'air du cri de vie, au final, ne peut que s'expirer.

 

 

5 décembre 2011 - A Lui

 

 

2yeuxet1plume - Autour de Matthieu Chedid ~

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 10:17

 

 

Mes vallons berceaux

 

 

Les vallons bocagers qui sont sourds aux vents forts,

Où le vent monotone a si peu de mémoire,

Où ma mémoire se perd et s'oublient les désirs,

Ne désirent-ils pas la clameur de ces rives,

Ces rivages gonflés où les hommes se pressent ?

 

Je suis homme à ne fuir que les pauvres taudis

De misèr' qui font pauvres et crieurs les gosiers

Et où s'égosillaient les bradeurs de coco

Dont ma coco rêvait comme on espère une île.

Île prenant les traits des vallons bocagers.

 

 

 

 

Texte inédit

Février 2011 - Y.B.

Envoyé à l'association "Poésie en liberté" pour la session 2011 de son concours

 

 

 
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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 10:42

 

Océan gris de solitude

 

 

 

Météorites tombées là,

Lasses d’errer aux vents cosmiques

Gisent entre de vains monolithes

Grisâtres cubes où l’on s’endort,

Que les enfants de Prométhée,

Titan et sculpteur d’hamadas,

Piquèrent aux flancs d’une vallée :

Morne horizon de démesure.

Là-bas des aiguilles se piquent

De percer le drap de coton

Voilant aux dieux l’odieux tableau,

L’artère béante de l’ennui.

 

 

 

3 février 2011 - Meremptah

 

 

 

 

 
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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 10:15

 

 

VARIATION SUR UN APHORISME GAINSBOURIEN

 

 

Maudite matrice aux illusions

Qui me fait espérer

En des ombres assassines

En un sombre venin

Plus furieux que ce monde

Fait de désespérance.

 

Bêtes atroces, infernales,

Obscurcissez ce jour

Où je fus fait fils d’Homme.

Que je demeure couché,

Tranquille,

Et me repose.

 

Qu’elle vienne à moi

La barque décharnée

Au capitaine dont les captifs

Demeurent en paix.

 

 

 

 

P.S. : Le narrateur n'est pas l'auteur, si cela peut rassurer.

 

 

 

2yeuxet1plume - Autour de Matthieu Chedid ~
 

 

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